Joint au téléphone ce mardi par nos confrères de la radio Espace FM, le chargé des opérations du FNDC, Ibrahim Diallo a tant bien que mal tenté de donner des explications aux propos de son coordinateur général Abdourahmane Sano qui, au cours d’une récente sortie déclarait ceci : “…la situation dans laquelle se trouve le pays, nous devons nous réunir autour d’une table”.

Le FNDC qui, à un moment donné de son combat était catégorique sur un quel conque dialogue concernant la question du troisième mandat, s’est-il rendu à l’évidence après tant de victimes causées par ses différentes manifestations de rue ? 

En tout cas, Ibrahim Diallo précise : “Je dis et je le réitère. La position du FNDC n’a jamais changé. Nous sommes ouverts au dialogue, mais pas au détriment des principes démocratiques. Donc pas pour accompagner monsieur Alpha Condé à briguer un troisième mandat (…).”

“Aujourd’hui, poursuit-il, nous savons que monsieur Alpha Condé lui-même a besoin d’une garantie de sortie honorable du pouvoir, pour qu’il ne soit plus poursuivi pour les crimes qu’il a commis. Je pense qu’il en a intérêt, c’est pourquoi le FNDC, en tant que structure responsable, est ouvert au dialogue, pour discuter de toutes les questions mais pas pour l’accompagner pour son troisième mandat”.

Pour ce qui concerne la participation des partis membres du FNDC à la présidentielle prévue le 18 octobre prochain, le chargé des opérations dudit front soutient que : ” le FNDC n’est pas une coalition politique. On ne présente pas un candidat, on ne peut non plus pas empêcher quelqu’un d’aller se présenter. Mais dès lors que vous déposez votre candidature pour la présidentielle, c’est qu’à partir de là, vous êtes en contradiction avec les principes du FNDC. Au cas où vous allez aux élections, vous vous auto-excluez c’est évident. On ne prend jamais un acte officiel mais dans les faits, c’est consommé”.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com