Le 7è symposium minier s’est ouvert à Conakry le 15 novembre sous la présidence du colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition. Mais pour quoi faire ? C’est la question qui taraude bon nombre d’observateurs. Car ce symposium en un mot ou en mille, ne sert qu’à présenter et à vendre la destination Guinée en matière de mines. Ce qui, ces derniers temps, ne va pas être une situation de tout repos vu que les entreprises minières sont à la limite harcelées par de nouvelles exigences le plus souvent improductives.

On se rappelle l’arrêt brutal de la construction des infrastructures d’évacuation du minerai de fer du Simandou (avec WCS) ou encore celui de HPX, sur le gisement du Nimba, « pour des raisons très discutables », commente Westaf Mining.

« Officiellement, ajoute le site spécialisé, la junte militaire a mis en avant la nécessité pour l’Etat guinéen d’être actionnaire dans les infrastructures, exigeant 15% avec la signature des statuts de la Compagnie du Transguinéen (CTG), loin du principe du Build Operate and Transfer (BOT) mentionné dans une convention minière ratifiée par l’assemblée nationale élue, qui a servi de base à la levée des fonds nécessaires à la réalisation du chemin de fer Kérouané Forecariah et du port en eau profonde à Moribayah (Forecariah) ».

Et pourtant, avant cette période, tout semblait marcher comme sur des roulettes. Selon Westaf Mining qui cite la Banque mondiale, le secteur minier est la locomotive de la croissance guinéenne (environ 3,1% en 2021, avec plus de 6,2 milliards USD investis entre 2015 et 2020.

Le rapport 2019 de Fraser Institute, mentionnait, ajoute le site, la Guinée comme la destination « la plus attractive » en Afrique pour les investisseurs. Le même rapport indique que notre pays est classé 20ème mondial, soit une hausse de 83 places par rapport à 2015, où il se situait dans le top 10 des destinations les moins attrayantes pour les investisseurs miniers (103ème place).

Pour tout dire, la politique du ministre Moussa Magassouba risque de nous faire perdre des acquis. Et nous mettre sur le terrain très couteux de règlement de conflits. Ce qui naturellement ne rassure pas les investisseurs. Une opération de com -le symposium- n’y peut rien.  La solution ? Respecter nos engagements vis-à-vis de nos partenaires.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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