L’ancienne présidente du Conseil national de la transition (CNT), la syndicaliste Hadja Rabiatou Serah Diallo, a répondu à la convocation du juge Morlaye Soumah du Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn, pour témoigner sur les péripéties des tueries survenues lors des soulèvements populaires de 2007, a appris APA mardi de source judiciaire.

A sa sortie du bureau du juge Morlaye Soumah, Hadja Rabiatou Sérah Diallo s’est confiée à APA : “Moi, je leur ai dit que je n’ai rien à dire. Je suis là pour répondre à cette convocation parce qu’elle était vague pour moi, je ne sais pas pourquoi je suis là, ils ont notifié +convocation pour témoignage+, je suis venue ils me disent que c’est sur les “évènements de 2006 -2007”, dit-elle.

Poursuivant, l’ancienne secrétaire générale de la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), l’une des centrales syndicales organisatrices de la grève de 2007, ajoute encore : “Ma réponse a été que je ne peux pas répondre à cela, il y a une liste de plusieurs leaders syndicaux. Donc je ne suis pas prête à répondre à des questions auxquelles je ne me suis pas préparée”.

La justice guinéenne tient à faire la lumière dans les tueries survenues en janvier et février 2007 lors du soulèvement populaire organisé par les syndicalistes pour réclamer le changement.

Elle avait déjà émis des convocations à l’endroit de tous les leaders syndicaux vivants pour écouter leurs témoignages sur des péripéties de la grève générale déclenchée en 2007.

Après l’échec de cette première étape, la justice a renouvelé les convocations de manière individuelle.

 

Avec APA