Le procès qui oppose l’opérateur économique Aboubacar Bobodi Camara (l’homme qui s’était autoproclamé roi de Kaloum, NDLR) ainsi que sa mère Hadja Mabinty Yatarra et son frère Salif Camara pour violences, menaces, injures et vol, à l’encontre de Mme Yarie Keïta, a été renvoyé, ce lundi, pour des fins de poursuites, au tribunal de première instance de Kaloum

Accusés de violences, menaces, injures et vol, l’homme d’affaires Aboubacar Bobodi Camara ainsi que sa famille ont été relaxés dans l’affaire qui les opposait dans un bras de fer avec Mme Yarie Keïta, dans un conflit domanial, depuis 2017. Le tribunal a ainsi condamné cette dernière au payement d’un franc symbolique au titre de dommages et intérêts.

A la sortie du ce procès, Aboubacar Bobodi Camara explique les circonstances de ces accusations infondées : « Les accusations comme ça ne sont pas fondées. Si tu veux des moyens et que tu n’as pas d’argent, il faut demander à une personne qui peut vous aidez, elle n’a qu’à vous aidez en plaidant. Moi depuis 1998, j’ai quitté la concession familiale ; ce sont mes parents qui sont là bas.  C’est ma maman qui est la première épouse ; donc c’est elle qui gère la concession, je n’ai rien à avoir dans ça. Seulement, la dame, comme j’ai payé une concession à ma mère sur la même ligne dans laquelle elle a déménagé, elle aussi sa famille lui avait demandé de quitter là-bas. Elle a quitté pendant un mois, ma maman lui avait demandé de rendre la clé, elle a dit que non, qu’elle allait mettre la maison en location pour les frais d’études de son enfant. Maman lui avait dit que c’est impossible, la concession n’est pas à partager, c’est familial.  Et c’est à cause de ça qu’elle n’était pas contente, et elle a donné les clés à un Léonais pour le loger dans la maison ».

Et d’ailleurs, il se réjouit du verdict rendu par le juge Ibrahima Hafia Bah : « Elle n’a jamais parlé de l’argent pendant trois à quatre mois. Et voilà qu’elle contacte Me Béa, un avocat qui veut de l’argent, qui a tout formalisé pour dire qu’elle a perdu tel ou tel montant, pour m’accuser, comme c’est Bobodi, si tu fais chanter Bobodi, il va payer l’argent. Or, il peut dire tout ce qu’il veut sur moi, je ne paierai rien. Aujourd’hui, la justice a rendu ma vérité ; moi je n’ai pas l’arme pour combattre la dame, je laisse Dieu payer ».

À signaler que ni la partie civile ni la défense n’ont voulu se prêter aux questions des journalistes. Par contre, la partie civile promet d’interjeter un nouvel appel très prochainement.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com