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Au siège du conseil de l’ordre des avocats, situé à Kaloum, le bâtonnier, Me Djibril Kouyaté et ses collaborateurs ont présenté ce mercredi, les composantes d’un partenariat amorcé avec l’UNICEF, dans le cadre d’un programme d’assistance juridique gratuite offerte aux mineurs en conflit avec la loi, sur toute l’étendue du territoire national.

Tout au long de cette conférence, ces avocats se sont attelés à expliquer les bénéfices de ce programme qui est financé pour ce premier trimestre appelé phase préparatoire à hauteur de « 240 millions de francs guinéens ». Il a indiqué que cette somme pourrait s’accroitre si le travail est bien fait. « Pour le moment, nous avons bénéficié d’une enveloppe de 240 millions. Ça c’est pour le trimestre.  Mais tout dépendra de la capacité de consommation du barreau. Si nous arrivons à consommer les 240 millions, le chiffre va s’accroitre au fur et à mesure », a-t-il dit.

Pour ce faire, il a invité le département de la justice à une coopération « loyale », puisque selon lui « cette somme ne passe pas directement par les comptes du barreau. Mais par le ministère de la Justice ».

Pour mieux préparer les avocats qui seront commis à la tâche, le barreau compte dès demain (Jeudi), organiser une session de formation. « Il y a une session qui commence dès demain. Qui s’étendre les 3, 4 et 5 décembre. A l’issue, nous allons constituer 50 avocats pour prendre en charge les dossiers des enfants en conflit avec la loi. C’est ce qui est dans la convention. Et ce nombre pourra augmenter au fur et à mesure. C’est un début. L’UNICEF compte rester avec le barreau tant que le programme sera respecté ; tant que les engagements seront tenus. Et nous comptons tenir ces engagements », a indiqué le bâtonnier Kouyaté.

Avant de préciser que le projet « est initié et conçu pour offrir des orientations claires aux avocats pouvant être amenés à assister des enfants en conflit avec la loi, mais également en d’autres situations non conflictuelles ou leurs droits seraient en péril ».

« Une sorte d’aide juridictionnelle. Parce que si jusqu’aujourd’hui les avocats ne tentent pas leur défense pour couvrir tous les citoyens, c’est parce que le barreau ne bénéficie pas d’aide juridictionnelle comme dans les autres pays. Au Sénégal tout près, vous avez entre 500 à 600 millions de FCFA que le gouvernement donne chaque année au barreau, pour lui permettre de constituer des avocats d’office, les mettre au service des justiciables. Nous pensons que c’est un début. Nous souhaitons que le gouvernement emboite le pas à l’UNICEF », a-t-il enfin invité.

Secrétaire général du bureau, Me Christophe Koné a expliqué le fonctionnement des recours de ce bureau. « Nous allons installer des points focaux à Conakry, à Labé, à Kankan et à Nzérékoré. Pour nous qui sommes à Conakry, le partenaire principal c’est le tribunal pour enfants. Puisqu’ici, on a un tribunal pour enfant, on ira voir dans leurs répertoires quels sont les dossiers des enfants en conflit avec la loi. Aussi, des enfants qui sont en conflit avec la loi, peuvent saisir directement le bureau. Même vous journalistes, si vous constatez un cas, vous pouvez référer au point focal de Conakry, ou du lieu où se situe le cas. Il va étudier le dossier. Si ça rentre dans la mission du bureau, le cas sera pris en charge », a-t-il promis.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com