Michel Tamalandé Kamano, étudiant diplômé en lettres modernes de l’Université de Kindia , conducteur de taxi-moto, a échappé de justesse à la mort, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 novembre 2019, dans la sous préfecture de Damakhanya, préfecture de Kindia, suite à une attaque à main armée. Les voyous étaient au nombre de trois; deux sont en cavale avec la moto et un est dans les mains du parquet.

Le phénomène de banditisme prend une proportion inquiétante à Kindia. Les malfrats y règnent en maîtres absolus. Ils ne sont nullement inquiétés par les forces de sécurité. Michel Kamano, rescapé d’une attaque à main armée, raconte sa mésaventure: “J’ai été victime d’un cas d’attaque par des bandits armés d’un pistolet de fabrication locale, dans les bandes de 2 heures à 3 heures du matin, à 142, dans la sous préfecture de Damakhanya. C’est au carrefour Dormèryah, qu’ils m’ont signalé. Ils étaient deux. Nous sommes tombés d’accord à 5000 FG. L’un était habillé en chemise blanche et l’autre en camouflage. C’est ainsi que nous avons pris la route jusqu’au niveau du carrefour 142. Nous avons emprunté le côté droit. Après les deuxième et troisième carrefours, l’un d’entre eux a fait rentrer sa main entre les miennes en éteignant la moto. Nous sommes tombés et la bagarre a aussitôt commencé.  Un a fait sortir son arme en essayant de tirer sur moi . Je suis tombé, sauvé de la balle. Un des trois éléments aussi s’est présenté. Celui qui avait l’arme  a ordonné à ses amis de prendre la fuite avec la moto. Ainsi, il a pu aussi fuir et je l’ai poursuivi, mais en vain. Je suis sorti sur la route pour chercher de l’aide, ainsi j’ai pu rencontrer un ami de promotion, qui était sur le point de me raccompagner sur la moto. C’est là où je l’ai vu en bordure de la route à la quête de la moto pour je ne sais où. J’ai dit à mon ami que c’est l’un des bandits qui passe là-bas comme ça. Nous nous sommes retournés et c’est ainsi que nous avons mis main sur lui”, a-t-il expliqué.

Pour le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia, Amadou Diallo: “Effectivement, c’est dans la nuit du 28 au 29 novembre 2019, aux environs de 2 heures du matin, à 142, lorsque la trentaine, Karifa Oularé, étudiant, se servait d’un pistolet de fabrication locale pour s’attaquer au nommé Michel Kamano, étudiant aussi de son état, dans le but de lui retirer sa moto. Alors le commissaire central de la police m’a appelé et il m’a fait le compte-rendu. Mais compte tenu que la plupart des motards de la ville se sont dirigés vers cette unité de la police, j’ai demandé au commissaire de conduire immédiatement le suspect au parquet. Et nous avons tout de suite fait un mandat de dépôt. Une équipe d’officiers de police judiciaire se rendra à la maison centrale, où il va être entendu. Pour sécuriser cet établissement de la police, mais aussi pour éviter que les motards ne se rendent justice. Parce que nous sommes dans un état de droit, où la fonction de justice est confiée à une institution. Il faut que celle-ci se prononce. Il n’appartient pas à n’importe qui de se prononcer lorsque les problèmes éclatent. A ce jour, le jeune Karifa Oularé, suspecté des faits, est sous mandat, à la maison centrale de Kindia. D’après l’information qui m’a été donnée par la police, il avait un pistolet de fabrication locale et une balle”, a-t-il laissé entendre.

À noter que ces derniers temps, l’insécurité trouble le sommeil des citoyens, à Kindia.

Joseph Bancoura pour guinnee7.com

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