Ce mercredi 30 novembre, un Séminaire sur « les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, édition Octobre 2022 sur la corde raide, s’est fait à Conakry.

Dans sa présentation, Dr Salifou Issousfou, représentant résident du FMI [Fonds monétaire international] en Guinée a déclaré qu’en résumé,  « l’activité économique au niveau de l’Afrique subsaharienne devrait se ralentir cette année puis se modérer l’année prochaine. Cet impact est dû principalement au choc que vous connaissez COVID-19 et la guerre en Ukraine. Donc, il y a eu ralentissement au niveau de l’activité mondiale. Il y a eu un resserrement des conditions financières au niveau international dû au fait que les banques centrales ont commencé à rehausser leur taux directeur. Il y a eu également la volatilité des produits de base, des produits énergétiques ; donc qui ont fait que ça impacté l’activité économique et l’Afrique subsaharienne en pâtit ».

Selon lui, face à cette situation, le FMI propose aux États de la région subsaharienne de se fixer quatre priorités qui sont : remédier à la crise alimentaire, consolider les finances publiques, lutter contre l’inflation et promouvoir une croissance verte soutenable.

Quid du contexte de la Guinée ? « Quand on regarde les agrégats macro-économiques, on note que l’économie guinéenne est résiliente. On note une croissance bien que ça été revu à la baisse à 4,7%. Cette croissance est supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. L’inflation est restée à près de 12, 5%, au même niveau que l’année dernière. Le niveau de la dette publique est estimé à 40%. Cela est inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, située à environ 60%. Donc, quand on regarde ces agrégats, on note que l’économie guinéenne est résiliente », a fait savoir, le représentant résident du FMI en Guinée.

Dans le panel qui a suivi cette présentation, Dr Vincent Martin, coordonnateur résident du système des Nations unies en Guinée, parlant de Sécurité Alimentaire, Changement Climatique,

Croissance Verte et Coopération Internationale ; a fait remarquer que « l’agriculture assure la sécurité alimentaire mais c’est un grand producteur de gaz à effet de serre ».

Moussa Cissé, ministre de l’Economie et des finances, un des panelistes a présenté l’état du recouvrement des recettes en Guinée pour l’année en cours. « Au niveau des finances publiques, il faut le rappeler, quand on parle du FMI on parle fondamentalement du niveau des recettes. Nous avons fait la présentation de la mobilisation des recettes à date, en fin octobre 2022 de l’ordre de 72% de recettes liquides totalement recouvrées au niveau des différentes régies. Ce qui est quand même à saluer par rapport à l’exercice de 2021 », a-t-il annoncé.

Bhoye Barry pour guinee7.com