Le procès des trois personnes supposées appartenir à l’antenne du Front National pour La Défense de la Constitution (FNDC) de la sous-préfecture de Tarambaly, préfecture de Labé, s’est ouvert ce mardi 19 Mai 2020 au tribunal de première instance de Labé, rapporte le correspondant de Guinee7.com

Ibrahima Boubacar Diallo dit Maabho, Mamadou Saidou Diallo et Samba Oury Diallo, tous dépassant la cinquantaine, placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Labé, le 14 Mai 2020, sont poursuivis pour destruction de biens privés, violences et voie de fait au préjudice de Dian Oury Diallo, Mariatou Diallo et Ibrahima Sory Diallo.

Les faits se sont produits le 22 Mars dernier, jour du double scrutin législatif et référendaire dans le district de Boréyah, relevant de la sous-préfecture de Tarambaly, préfecture de Labé. Dans le but d’empêcher la tenue de ces élections, ce jour, une foule immense s’était rendue au domicile de Dian Oury Diallo, membre du parti au pouvoir (RPG) prétextant que du matériel électoral y était stocké. Après une fouille systématique du domicile, aucun matériel électoral n’a été trouvé sur place.

C’est alors que les manifestants ont procédé au pillage des biens. Des fenêtres avaient été notamment emportées et la tapade incendiée. Trois membres de la famille ayant opposé une résistance avaient également été blessés. 

C’est ainsi que le chef de famille, à savoir Dian Oury Diallo, a porté plainte contre les trois personnes citées haut comme étant les instigateurs de ces incidents. À la barre, les prévenus ont tous nié être impliqués dans cette affaire, ils ont par ailleurs reconnu que les dégâts ont bien eu lieu, mais qu’ils n’étaient nullement impliqués. Au contraire, ils disent être de ceux-là qui ont calmé les manifestants et éteint le feu.

Cependant l’un des accusés, à savoir Samba Oury Diallo a reconnu avoir pris en charge les frais de réparation d’une fenêtre qui s’élèvent à 300 mille francs guinéens. Sur la raison de cette décision, le prévenu a évoqué les liens de parenté entre lui et la victime. Un argument que le tribunal a aussitôt réfuté. 

Il faut noter que les trois prévenus ont tous nié à la barre être des militants du FNDC.

Avant de suspendre l’audience qui doit être reprise dans la soirée, le tribunal a rappelé à l’auditoire avoir des simples citoyens poursuivis pour des faits de destruction de biens privés, violences et voie des faits, et non des membres du FNDC comme cela avait été dit dans la presse et sur les réseaux sociaux. 

Même si les prévenus n’ont pas bénéficié de l’assistance d’un avocat, et qu’ils ont nié être des membres du FNDC, plusieurs membres de l’antenne régional du FNDC/ Labé, nous ont confié que les prévenus sont bien du FNDC de Tarambaly.


Sam Samoura pour Guinee7.com