Les militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie ANAD étaient dans les rues,  ce mercredi 25 novembre, à Labé.

A travers une marche pacifique, ils comptent exiger de l’Etat, la libération de leurs militants. A Labé, si la mairie avait donné un avis favorable à la requête des organisateurs, la préfecture avait signifié par courrier à la municipalité, que sur instruction du gouvernement, toute mobilisation de masse était interdite. Malgré donc l’interdiction formelle de la marche, les organisateurs ont sorti des centaines de manifestants dans les rues, avec des banderoles et des pancartes sur lesquelles ont pouvaient lire entre autres : “Libérez les soldats de la démocratie” ; “Les complots ne marcheront plus en Guinée”.

Pourtant, la marche avait tout son caractère pacifique, quand tout d’un coup, les forces de l’ordre ont fait irruption, au rond-point de Hoggo M’bouro, où les organisateurs tenaient leur sit-in. Les manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes. Il est à faire remarquer qu’un des manifestants brandissait fièrement le drapeau français.

Au moment où nous quittions les lieux, ce sont les forces de l’ordre qui occupaient tous les carrefours. Pour l’heure, aucun cas de blessé, ni d’arrestation ne nous a été signalé.

Sam Samoura pour Guinee7.com

1 COMMENTAIRE

  1. Un drapeau français brandi dans une manifestation contre un pouvoir ethniciste et répressif dont le principal responsable est également un citoyen français ne devrait rien avoir de choquant. Au contraire, ceux qui en ont eu l’idée se montrent plus dignes de respect, en saluant ainsi le cinglant désaveu politique du président Macron vis à vis du hold-up électoral consécutif au coup d’Etat constitutionnel, dont Alpha Condé a usé pour se maintenir illégalement au pouvoir.
    Par ailleurs, c’est une démonstration qui est également faite à travers cette manifestation vaillamment suivie à Labé ce mercredi 25 novembre 2020, que le plus dur du combat ne fait que commencer: le mystificateur Alifa Koné (MAK) et son clan ethno-régionaliste et mafieux doivent être chassés du pouvoir par tous les moyens possible, si l’on veut éviter pendant qu’il est encore temps une dislocation de la Nation guinéenne.

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