Suite à l’inculpation d’Abdourahamane Sano, ex coordinateur du FNDC, l’ANAD dirigée par Cellou Dalein Diallo, dénonce une violation de la charte de la transition.

« L’ANAD dénonce fermement cette inculpation qui constitue une violation manifeste du droit fondamental à la liberté de réunion et d’association consacré à l’article 34 de la Charte de la transition qui, dans son article 8 alinéa 2, dispose également qu’« aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains », lit-on dans la déclaration publiée ce mardi 10 janvier.

Il est mentionné aussi que : « Ces actes liberticides violent également les engagements internationaux de la Guinée, notamment l’article 20 de la déclaration universelle des droits de l’Homme, l’article 21 du pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 11 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ».

« Malheureusement, regrette l’ANAD, la justice qui devrait servir de boussole et de recours est vite retombée dans les dérives autoritaires du passé. La remise en cause des droits et libertés fondamentaux, notamment le droit de manifester, les libertés d’expression, de réunion et d’association, la détention arbitraire de leaders politiques et de la société civile et l’exil forcé de certains d’entre eux, sont des illustrations éloquentes de ces dérives autoritaires ».

« C’est pourquoi l’ANAD condamne énergiquement ces violations graves et récurrentes des droits humains ainsi que l’instrumentalisation à outrance de la justice par le CNRD à l’effet de museler toute opposition à sa gestion unilatérale de la transition ».

Pour finir, « l’ANAD invite ses militants et sympathisants, ainsi que tous les Guinéens épris de liberté et de justice, à se mobiliser pour défendre nos droits et libertés et nos acquis démocratiques ».

Bhoye Barry pour guinee7.com