Défendre l’indéfendable, démontrer l’indémontrable, prouver l’improuvable, nier l’évidence, admettre l’inadmissible, défoncer une porte ouverte, tirer sur un cadavre constituent 7 actes d’une même famille d’ignorance. Tout comme les 7 péchés capitaux de l’église catholique, ces actes sont qualifiés  de 7 ignorances capitales du XXI siècle.

Le mercredi 29/10/2014, j’ai été surpris de lire sur les pages de certains sites d’information, les propos d’un certain Naby Laye Camara, propos tentant à défendre l’artiste Elie Kamano dans son ignorance.

Pour dire vrai, pour deux raisons je ne voulais contre attaquer les  propos de Naby Laye Camara (Bruxelles):

Première raison : Non déclination d’identité, qui est-il, que fait-il ?

N.B : Il est interdit aux hommes avertis de répondre au propos  d’un non identité. Le qui est-il et le que fait-il constituent l’identité. Naby Laye Camara (Bruxelle) n’est pas une identité mais une partie d’identité. Cher ami, je souhaite, pour la lenteur des lecteurs que tu déclines ton identité afin qu’on sache si tu es un militant d’un parti politique prêt à aller sur une chaise électrique pour défendre l’indéfendable ou si tu défends réellement Elie Kamano dans son ignorance ?

Du moment que les propos du chanteur Elie Kamano vise l’actuel homme fort du pays et parle d’un éventuel départ en 2015 par tous les moyens,  je suis sceptique de pouvoir te convaincre, car tu feras l’avocat du diable pour défendre ta position politique. En réalité tu ne défends pas Elie Kamano mais tu défends une idéologie. Pour le moment je me réserve de tout commentaire jusqu’à ce que tu déclines ton identité.

Deuxième raison : Pour la gloire et l’honneur de son article pour mes idées. En réalité, je me suis senti flatté par l’article de M. Naby Camara bien que le fond et la forme soient légers. Un homme qui conclut son article de  non avis  à tes analyses avec ta citation  est un homme qui est en manque d’idée et qui a besoin de tes citations pour enrichir son article. Un tel homme n’est pas à blâmer mais à encadrer pour pouvoir mieux faire la prochaine fois.

Comme il est conseillé aux hommes de science d’aider les ascientifiques à comprendre ce qui échappe à leur intelligence et la morale dit que le plus petit respect qu’on puisse accorder pour son ami est de l’écouter en parlant et de  répondre à son écrit.  Ceci dit que je me sens dans l’obligation morale  d’aider  M. Naby Laye Camara   à comprendre les limites de la liberté d’expression.  Je crois qu’il en a besoin,  sinon je m’en voudrais  pour refus d’assistance d’un homme du XXI siècle  en danger des 7 ignorances capitales.

Pour ta gouverne cher ami, permets-moi, à l’issu de mes recherches,  de te tenir ce petit cours sur la liberté d’opinion :

En effet, la libre communication des pensées, des expressions et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Le principe est ainsi posé mais encore faut-il connaître les limites. Celles-ci sont relativement nombreuses du fait du nombre d’exceptions spécifiques touchant au statut particulier des personnes.

On peut néanmoins citer quelques règles d’ordre général :

•Limite 1 – Ne pas porter atteinte à la vie privée et au droit à l’image d’autrui.

•Limite 2 – Ne pas tenir certains propos interdits par la loi : l’incitation à la haine raciale, ethnique ou religieuse, l’apologie de crimes de guerre, les propos discriminatoires.

•Limite 3 – Ne pas tenir de propos diffamatoires : la diffamation se définit par toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne. Il est possible pour se défendre d’une accusation de diffamation d’invoquer l’exception de vérité, c’est-à-dire de rapporter la preuve de la vérité de ses propos.

•Limite 4 – Ne pas tenir de propos injurieux : l’injure se définit comme toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait.

•Limite 5 – Il existe également des limites spécifiques telles que le secret professionnel, le secret des affaires et le secret  de défense.

•Limite 6 – Certaines personnes, en raison de la fonction qu’elles occupent, sont tenues à un « devoir de réserve ». C’est le cas des fonctionnaires qui doivent exprimer leurs opinions de façon prudente et mesurée, de manière à ce que l’extériorisation de leurs opinions, notamment politiques, soit conforme aux intérêts du service public et à la dignité des fonctions occupées. Plus le niveau hiérarchique du fonctionnaire est élevé, plus son obligation de réserve est sévère.

Cher ami, maintenant que tu as à peu près une idée des limites de la liberté d’expression, chose que tu ignorais certes, où classes tu à présent  un propos du genre : «  Je ferai partir le Président de la République en 2015 et cela par tous les moyens possibles » ?

Je sais ce que tu représentes pour ton parti en Belgique, mais je refuse de croire que tu peux continuer à défendre l’indéfendable, à tromper les lecteurs et à enfoncer  Elie Kamano dans le trou de l’ignorance juste pour des fins politiques.

Pour finir, je dis ceci : il est bon de faire encore et encore des critiques constructives, mais il est meilleur de proposer encore et encore des solutions au Président. Critiquer c’est rester au même point, proposer la solution c’est changer de point.

Guillaume Hawing, enseignant-chercheur

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