Le FMI s’est dit, le 28 août, préoccupé par le «grave impact économique et social» du virus Ebola dans trois pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie.

«L’épidémie d’Ebola a un grave impact économique et social dans trois pays déjà fragiles d’Afrique de l’Ouest: la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone », a souligné  le porte-parole du Fonds monétaire international, Gerry Rice, lors d’une conférence de presse à Washington.

«A ce stade, il est évident que la croissance économique va nettement ralentir dans ces trois pays et d’importants besoins de financement risquent de se faire jour», a-t-il ajouté. M. Rice a également fait savoir que la propagation du virus Ebola risque d’augmenter la pauvreté et  «l’insécurité alimentaire» dans la région tout en affectant l’emploi dans le «secteur clé» de l’agriculture.

Le porte-parole du FMI a, par ailleurs, indiqué que son institution étudie le déblocage d’une assistance financière supplémentaire en faveur de la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, qui  bénéficient déjà tous trois de programmes d’assistance du Fonds dédiés aux pays pauvres. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’épidémie d’Ebola a fait 1500 morts en Afrique de l’Ouest depuis janvier dernier.

L’OMS a annoncé un plan de lutte contre l’épidémie de 100 millions de dollars tandis que la Banque mondiale a mobilisé 200 millions de dollars en urgence. La Banque africaine de développement, qui a mobilisé une aide d’urgence de 60 millions de dollars aux pays touchés par Ebola,  a estimé, le 26 août, que l’épidémie  pourrait coûter entre 1 et 1,5 point de PIB au Liberia, à la Sierra Leone et à la Guinée, trois pays déjà touchés, ainsi qu’à la Côte d’Ivoire, qui est jusqu’ici non affectée.

Agence écofin

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici