Les résultats de l’Enquête de Démographie et de Santé (EDS) IV-2012 ont montré que l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF) est estimé à 5,1 enfants par femme, le taux brut de natalité est de 34% individus, le taux de mortalité maternelle de 724 décès de femmes enceintes pour 100.000 naissances vivantes.

Selon la même enquête, le risque de mortalité infanto-juvénile, c’est-à-dire le risque de décès avant l’âge de 5 ans, est de 122%. En d’autres termes, en Guinée, environ un enfant sur 8 meurt avant d’atteindre l’âge de 5 ans, indique-t-on, au Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNPL).

L’économie est dominée par le secteur rural et le secteur minier qui contribuent respectivement pour 18% et 19% au Produit Intérieur Brute (PIP). Le secteur rural assure l’emploi et les moyens de subsistance à la majorité de la population.

Le sous-sol renferme d’immenses potentialités minières (bauxite, or, diamant et fer), alors que le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2007 révèle, que ‘’près de la moitié de la population (29,2%) vit en dessous du seuil de pauvreté extrême (196 USD par personne et par an)’’. Cette pauvreté est due à l’arrêt du travail d’une personne malade du paludisme de l’entreprise, dit-on, au PNLP.

Parmi ces individus pauvres 19,1% en pauvreté extrême (116 USD par personne et par an), selon le DSRP II 2007, la pauvreté dans le monde rural continue d’être un phénomène rural. Près de 60% de la population de ce milieu est pauvre contre 23,5% en milieu urbain.

L’examen des indicateurs de pauvreté, selon les régions naturelles, montre que la Haute Guinée et la Moyenne Guinée sont les régions les plus pauvres du pays, avec des ratios de pauvreté respectifs de 67,5% et 55,4%, source DSRP.

La politique sanitaire de la Guinée est basée sur les Soins de Santé Primaires (SSP), lancés en 1987.Depuis 2001, le pays s’est doté d’un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) couvrant la période 2003-2012. Une politique qui a pour vision, «une société dans laquelle toute personne vivant en Guinée est en bonne santé».

‘’Cette vision implique l’accès universel aux soins de qualité, une meilleure implication des populations dans la prise en charge de leurs problèmes de santé, la disponibilité d’un personnel de santé formé, motivé et valorisé, un approvisionnement adéquat des structures sanitaires en intrants de qualité, un financement conséquent du secteur, un cadres de travail approprié et un système de santé orienté vers la satisfaction des besoins des communautés et appuyé par une collaboration étroite de tous.

En Guinée, il y a l’évolution toujours de la maladie palustre. Ce qui réduit le temps de travail dans les mines et dans le secteur rural. Ce temps de travail réduit est estimé à plus de 120 heures par personne et par mois dans les mines et toute personne affectée, meurt presque toutes les 72 heures à cause du paludisme.

Le travail est retardé ainsi dans ce secteur minier causant une perte évaluée par personne, à plus de 1millier USD par mois, rompant ainsi le temps de travail et faisant quelques pertes à l’économie de l’entreprise provoquant une pauvreté à la personne elle-même et à sa famille’’, a appris l’AGP auprès du PNPL.

Par Youssouf Chérif Haïdara/AGP