Le président togolais Faure Esozina N’gnassimbé Eyadéma  a effectué une courte visite en Guinée ce vendredi. Accompagné par sa délégation, le coordinateur de lutte contre  Ebola de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a discuté avec son homologue guinéen des mesures à prendre après la période post Ebola. Et ils appellent à la vigilance.

Les deux chefs d’Etats ont décidé d’animer un point de presse au Palais Sékhoutouréya. Le Président Faure N’Gnassimbé  dans un ton doux  a  montré sa solidarité. « Comme vous le savez quand vous êtes face à une difficulté, les amis, les frères peuvent vous aider mais le plus gros du travail vous revient. C’est ce que mes collègues, chefs d’Etats : guinéen, libérien et léonais ont compris. Et à vrai dire, assure-t-il, nous nous sommes déjà facilités la tâche. Parce qu’au moment où nous étions pessimistes, des nouvelles étaient alarmistes il y a quelques mois, aujourd’hui vous voyez surtout que nous  allons sur la reconstruction post Ebola, naturellement l’épidémie n’est pas encore vaincue. »

Eyadéma avec une volonté très expressive a indiqué que le plus important, c’est après l’Ebola. Ceci, dit-il doit commencer dès aujourd’hui. Son inquiétude est la gestion des zones frontalières : « Il y a la question des zones frontalières ou des zones sensibles donc il faut pouvoir régler ces questions en travaillant ensemble pour qu’il y ait zéro cas d’Ebola dans les trois pays. »

Il a déploré les conséquences de la maladie sur certains secteurs : agriculture, mines  et autres. Selon lui la communauté internationale ne va pas croiser les bras ou tourner le dos aux trois pays fortement touchés par l’épidémie. Ainsi, le président togolais s’est  également montré optimiste : « Le plus important c’est de mettre en place dans le futur un système de santé plus robuste, plus efficace pour que nous ne soyons pas en échec face à une autre épidémie. »

Quand le chef de l’Etat guinéen a pris la parole, il a expressément affirmé que le problème d’Ebola est celui communautaire. « Traiter Ebola, introduit il, est contraire à nos coutumes , nous africains sommes très chaleureux, nous allons nous embrasser, serrer les mains. Nous avons également des rites funéraires etc.»

Il a regretté le fait que des erreurs soient commises au niveau de la communication mais n’oublie pas le manque de mobilisation au départ face à la maladie Ebola. « Il y a eu un très grand retard dans la mobilisation», a dénoncé Alpha Condé. Il reste convaincu qu’il faut stopper la chaine de contamination. «La chaine de contamination c’est au niveau des pays frontaliers, les gens vont d’un coté à un autre donc on peut propager la maladie. Comment couper la chaine de contamination il faut qu’il y ait des dispositions on ne va pas fermer les frontières mais  il faut que des gens soient contrôlés. »
Les deux Présidents sont unanimes que la vigilance doit être de mise. Le Président Condé  a souligné qu’un médecin français a déjà procédé à des expérimentations des médicaments contre l’épidémie ceci pourrait être utile pour les patients  et permettre à une population meurtrie  d’oublier les mauvais souvenir d’Ebola résistance.

Faure Esozina N’Gnassimbé Eyadéma  a pris son avion  juste après le point de presse. Le 3 mars prochain, tous les partenaires de la région doivent se réunir pour que dans l’avenir  un projet de construction d’un centre régional de contrôle des maladies soit effectif.

JB.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici