L’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) a, dans une conférence de presse animée, ce lundi, à la Maison de la presse de Kipé, fait le compte-rendu du dépôt à la primature de son mémorandum sur la consultation, avec le Premier ministre.

Suite à la lettre que le Premier ministre a adressée à l’URTELGUI à prendre part aux consultations nationales appellant les acteurs de la société civile guinéenne à discuter les problèmes de la Guinée, l’URTELGUI, lors de son assemblée générale, a consulté ses membres sur la démarche à suivre dans de telles circonstances, avant de faire un mémorandum sur cette consultation.

Selon Talibé Barry, directeur général de la radio City FM, a déclaré que : « On a estimé qu’il fallait certes y aller, mais qu’on ne pouvait pas y aller avec des réponses préconçues, étant donné que quand on parle de préoccupations nationales, elles couvrent un grand champ de préoccupations et de difficultés auxquelles les Guinéens sont confrontés ».

Dans le courrier adressé en réponse au Premier ministre, pour donner leur avis sur les élections législatives, l’opportunité d’une nouvelle constitution et d’autres sujets de préoccupation nationale, entre autres les points soulevés par Dr Ibrahima Kassory Fofana lors de cette rencontre, l’URTELGUI, comme la HAC ou l’AGUIPEL, a décidé, après son assemblée générale de vendredi dernier, de conserver sa neutralité sur ces différentes questions.

Après trois heures d’échanges, l’assemblée générale extraordinaire s’est accordée sur « les questions liées à l’organisation des élections législatives et l’opportunité d’une nouvelle constitution ; l’assemblée générale affirme que l’URTELGUI observe la neutralité la plus absolue sur la foi des principes cardinaux de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste imposant à celui-ci le respect de son rôle d’interface entre les acteurs de la société, en ne perdant jamais de vue l’impartialité dans la pratique de son sacerdoce », a affirmé Talibé Barry, qui à préféré se pencher sur les questions de liberté de la presse et de respect de la loi L002.

D’ailleurs, pour Aboubacar Camara, secrétaire général de l’URTELGUI, les informations qui passent dans ces médias, doivent être réfléchies : « L’URTELGUI regroupe les radios et les télés, c’est des médias qui sont sensibles ; ce qu’on doit dire sur une radio, sur une télévision ou une association qui regroupe l’ensemble des médias privés d’audiovisuels de notre pays, ça doit être une information bien réfléchie pour être donnée, parce que nous savons notre position et notre poids ».

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

Publicités

Laisser un commentaire