Le rapport du Mouvement de Suivi de Services Publics (MOSSEP) intitulé ‘‘la qualité de services publics rendus en Guinée dans les domaines de l’éducation, la santé et les travaux publics’’ a été publié ce jeudi 8 juin 2017 à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia.

‘‘L’enquête qui a été menée dans la région administrative de Faranah et la zone spéciale de Conakry dresse un constat très alarmant et décevant de la qualité des services publics rendus par les dirigeants. L’Etat est presque inexistant et tandis que les populations du jour au jour ont besoin des conditions élémentaires pour vivre. Ces conditions sont entre autres la santé, l’éducation et des infrastructures de base. Nous voulons attirer l’attention du gouvernement et l’administration à travers des plaidoyers et des lobbyings afin que chacun de son côté, puisse jouer sa partition, pour que les mauvaises pratiques puissent quitter notre pays’’, a déclaré Sékou Koundouno, président du Balai Citoyen, porte-parole de l’équipe MOSSEP.

Les recommandations ? ‘‘C’est de faire en sorte que le gouvernement mette à la disposition de l’ensemble des citoyens, un service de qualité. Et ce n’est possible que quand il y a une gouvernance participative et inclusive de nous acteurs de la société civile. Que nous qui menons des enquêtes que nous soyons associés à la planification, à l’élaboration des politiques qui sont mises à la disposition de nos concitoyens. De faire en sorte que les informations à caractère public soient disponibles pour tous les citoyens afin que chacun, à sa manière et à sa façon, puisse faire en sorte qu’il contribue à la gouvernance du pays’’, a-t-il suggéré.

Par ailleurs, le maitre de cérémonie, Dr Makarena Alhassane Kaké, enseignant chercheur à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia affirme qu’‘‘il est très difficile de dire avec précision l’état des services publics en Guinée. Parce que c’est la première fois qu’il y a une étude relative à l’état de services en Guinée. Mais l’étude-là n’est qu’un échantillon réalisé dans la zone de Conakry et Faranah. En l’observant on se rend compte que le service public en Guinée est déficitaire et peu efficace. Parfois même on constate l’absence des services publics. Alors que l’administration n’existe que par le service. Si vous regardez le rapport, la majorité des personnes interrogées n’est pas satisfaite  des services publics’’, indique-t-il.

Pour le docteur Makanera Kaké : ‘‘Il faut obligatoirement évaluer les services publics. Parce qu’on ne peut pas corriger quelque chose lorsqu’on ne sait pas la chose. C’est-à-dire on ne peut pas guérir un malade lorsqu’on ne sait pas sa maladie. Il faut évaluer le service public. Savoir pourquoi les services publics n’atteignent pas leur but, les objectifs assignés. Il faut évaluer service par service et savoir qu’est ce qui ne va pas et proposer des solutions.’’

A noter que ce rapport a été réalisé par quatre ONG de la société civile guinéenne à savoir : la Cellule de Balai Citoyen (CCB), Leadership jeune pour la Paix et le développement en Afrique (LEJEPAD), la Muse et Ablogui avec  le financement de la fondation OSIWA.

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Bhoye Barry pour guinee7.com