Au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR de ce samedi, les cadres du pays se sont prononcés sur le processus des législatives prévues le 16 février 2020, tout en insistant non seulement sur leur non-participation, mais aussi l’empêchement de la tenue de ces élections.

Prenant la parole, l’honorable Ibrahima Bangoura a souligné les anomalies enregistrées depuis le début du processus électoral, avant de déclarer : ‘‘c’était hier à minuit (vendredi), la date de clôture du dépôt des candidatures aux législatives, nous avons appris que jusqu’à très tard dans la nuit, il n’y avait que 6 partis politiques qui avaient déposé leurs listes de candidature, donc attendons de voir ce qui va s’y passer.’’

‘‘Mais ce qu’il y a, poursuit-il, c’est que les principaux partis de l’opposition ne participeront pas à ces élections et d’ailleurs, il n’y aura pas d’élections ici tant que les conditions suivantes ne seront pas remplies : l’assainissement complet du fichier électoral ; le remplacement de l’actuel président de la CENI ; l’achèvement des élections communales et que le président de la République renonce à son projet de troisième mandat, c’est-à-dire tenir le référendum… On ne boycotte pas, c’est qu’on empêchera la tenue des élections ici’’.

De son côté, le vice-président du parti, Bakary Goyo Zoumanigui a indiqué par rapport à la participation aux législatives : ‘‘Nous allons en débattre lundi prochain, mais nous sommes préparés pour ne pas prendre part… nous ne sommes pas prêts à cautionner une telle foutaise.’’ L’UFR dubitative ? Attendons lundi pour la réponse définitive.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com