Guillaume Hawing

 

Par solidarité syndicale, la grève qui  devrait être suivie  uniquement  par les travailleurs de la fonction publique  a été suivie uniquement par les travailleurs des banques primaires.

Aujourd’hui, entant  qu’observateur, la simple question que je me pose est la suivante : Est-ce que dans les prochains jours, par la même solidarité syndicale, une grève qui concernera uniquement les banques primaires sera suivie uniquement  par  les travailleurs de la fonction publique ?

Quand on dit que la Guinée est un pays «  d’anomalie  normale » certaines voix se lèvent pour te traiter de tous les noms. Sinon comment une revendication qui ne concerne que les fonctionnaires de la fonction publique, n’a  pu être suivie entièrement, globalement et  totalement que par les banques primaires et sans aucun service minimum ?  Pourtant : Leservice minimum désigne l’obligation faite aux salariés et entreprises,  d’assurer un service minimum, en toute circonstance et en particulier en temps de grève, pendant les périodes de pointe.

Sachant que l’argent est le nerf de la guerre et que l’homme est bête sans argent,  ces soi-disant syndicalistes de la FESABAG veulent tenir notre vie  par notre argent  pour  enfin réussir leur objectif  politique.  Cette ruse syndicale est connue de tous les guinéens. Aujourd’hui  plus de 80%  des fonctionnarises guinéens sont domiciliés dans les banques : donc leur cœur, leur dignité et leur honneur  sont accrochés à ces banques. Car comme le disent les jésuites : «  là où il y a ton trésor, là aussi sera ton cœur, donc ta vie. » Le trésor de tout  fonctionnaire honnête est d’abord son salaire. C’est pourquoi dans une de mes réflexions, je disais ceci : ‘’ La pauvreté, le pauvre le ressent. Mais celui qui le connait mieux, c’est le riche. Car il écoute et voit  plusieurs  types de pauvre et de pauvreté’’. Telle est,  à mon avis, la nature de relation entre les conseillers  des banques primaires et leurs clients. Tous se confessent chez eux (conseillers), donc ils (conseillers) mesurent la portée négative de cette fermeture des  banques primaires pour leurs clients (fonctionnaires).

Dites nous, chers syndicats de la FESABAG :

1)       Les guinéens sont  domiciliés dans les banques primaires pour être esclaves de leur argent  ou victimes de votre machination politique ?

2)      Les guinéens n’ont pas droit à un service minimum des banques primaires en temps de grève ?

3)      Il n’y a que les fonctionnaires de la fonction publique qui sont domiciliés dans vos banques ? Il n’y a  pas de commerçants, d’entreprises privées,  d’actionnaires ou d’autres citoyens  qui n’ont rien de commun avec les fonctionnaires ou la fonction publique? Comment traiterez-vous leurs cas n’étant pas fonctionnaires?

Arrêtez un peu  et présentez  toute suite vos excuses aux pauvres victimes de votre injustice et machination politique, à défaut de démissionner. Des hommes sérieux à votre place formuleront leur démission les jours à venir pour l’échec, le tord et la faute dus à  leurs incompétences. Pour votre gouverne, un jour de privation d’argent peut couter la vie à certaines personnes, l’argent est indissociable au quotidien de l’homme chers syndicats de FASABAG.

En réalité, du premier  jusqu’au dernier des 7 milliards hommes sur terre, chacun  reconnait   la légitimé  et le bien fondé d’une grève syndicale relative à l’amélioration de la condition de vie des travailleurs.  Par conséquent, aucun citoyen, je dis bien aucun, encore moins  un gouvernement ne s’opposera à une  telle revendication classique, constitutionnelle et noble. Cependant, aucun ne comprendra aussi, si ce ne sont que  les syndicats  de FESABAG, que les travailleurs  des banques primaires  peuvent faire la grève en lieu et place des fonctionnaires de l’administration publique. Pire, en refusant   d’assurer le service minimum.

Oui  une scène bien  difficile à imaginer et à faire croire aux hommes avertis, mais  pourtant bien vraie. Car ce fait a été constaté, pour la toute première fois, le mardi 6 janvier 2015 en terre guinéenne  de  Conakry, avec l’équipe des syndicats de la FESABAG.  Cette  nouvelle expérience,  du jamais vue ni entendue dans la collection des expériences depuis l’ère des penseurs de la trempe de Blaise Pascal, je crois que les fonctionnaires, les pauvres !  Verront  le monde en envers avec FESABAG.

Pour finir, je dis ceci : La camaraderie politique et la camaraderie syndicale sont deux  camaraderies d’une même droite mais de sens opposés, donc  non  superposables. La logique voudrait que les syndicats restent syndicats et que les politiciens restent politiciens pour éviter de faire subir le guinéen lambda.

Guillaume Hawing, scientifique

 

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