Le 2 octobre de chaque année est célébré dans le monde par les Guinéens, pour rappeler les efforts de leurs aînés qui avaient acquis l’indépendance en 1958. En ce jour du 2 octobre 2017, l’ambassade de la République de Guinée à Dakar n’a pas ouvert ses portes, empêchant donc des Guinéens de célébrer leur fête d’indépendance en toute communion.

Abasourdis par le grand silence qui y régnait, les Guinéens venus tôt ce matin à l’ambassade, pour célébrer leur fête de l’indépendance, sont rentrés chez eux mécontents. D’aucuns se disent offusqués par l’indifférence des autorités de ladite ambassade, qui les ont privés de ce jour crucial de leur histoire.

Portant un costume noir avec nœud papillon, Mamoudou Diallo estime que « l’ambassade est le seul espace où tous les citoyens peuvent se retrouver pour célébrer ensemble leur fête de l’indépendance. Mais je suis vraiment navré de constater ce matin que la nôtre n’a pas ouvert ses portes en ce grand jour », se désole ce compatriote nouvellement installé à Dakar, avant de rebrousser chemin, le visage froissé.

Devant l’ambassade de la République de Guinée, au quartier Mermoz, on apercevait un vigile rappelant aux Guinéens qui se rendaient sur les lieux : « aujourd’hui, c’est la fête de l’indépendance, on ne travaille pas ». Il reprenait cette même phrase au fur à mesure que les gens se pointaient à l’ambassade.

Cependant, certains compatriotes trouvent que cela n’est pas une raison valable pour ne pas ouvrir les portes de l’ambassade. L’étudiant Fodé Camara qui, lui, n’entend pas cela de cette oreille, se lâche : « Ils n’ont pas droit de fermer notre ambassade, le jour de la fête de l’indépendance. Partout dans le monde, les étrangers viennent célébrer leur fête de l’indépendance dans leur ambassade. Mais, c’est quelle foutaise ça ? » s’est-il agacé sur place.

Ceux qui étaient présents, ce matin, à l’ambassade de la Guinée au Sénégal, n’étaient pas tous venus pour commémorer la fête de l’indépendance avec leurs compatriotes. Nombre d’entre eux étaient là pour retirer leurs cartes consulaires.

Ismael Sylla pour Guinee7.com depuis Dakar

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