Les pièges et les critiques sur le concept d’autorité de l’Etat (Par Abdoulaye Barry)

Il est opportun d’éclairer la lanterne de nos concitoyens « gouvernants et gouvernés » de faire preuve de modération et de pondération dans l’exercice de leurs droits et devoirs aux quotidiens, car la Guinée se porte très mal.

Ces prérequis renvoient de façon générique a l’intérêt général, à la citoyenneté, à la liberté et aux vertus. L’autorité de l’Etat peut être détourné de son vrai sens, quand la démocratie est menacée cela peut conduire à l’anarchie(sic).

Ce qui suppose, le respect de la personne et de ses libertés naturelles, le bien-être social et le développement des besoins essentiels, la paix et la sécurité, bref : « les régimes dont la nature est contraire à la loi naturelle, l’ordre public et aux droits fondamentaux des personnes, ne peuvent réaliser le bien commun de leurs concitoyens ».

« L’autorité de l’Etat commence donc par la protection de chaque personne dans le respect de ses droits, de chaque famille dans le respect de ses responsabilités, de chaque corps intermédiaire dans le respect de ses compétences ».

« L’autorité de l’Etat est donc un art qui relève de chefs politiques pleinement pénétrés de l’éminence de leur fonction et résolus à l’exercer en toute indépendance », regardons autour de nous et faisons le constat…

Si l’Etat n’est pas la nation, mais la frontière est celle du domaine régalien. Il faut inlassablement le répéter aussi ici que la République n’est pas la société. D’autant plus, l’Etat doit permettre aux communautés de notre nation de développer leur autonomie et leur rayonnement, en préservant des empiètements inutiles et malsains : « l’ethno stratégie en mode de gouvernance » et d’une bureaucratie improductive et envahissante. Le travail paie toujours, car les bavardages et les discours nébuleux ne pourront jamais développer notre pays, faites un examen de conscience (sic).

« L’autorité de l’Etat ne se mesure pas à la quantité d’attributions qu’il détient mais à la qualité de son intervention dans le domaine régalien qui est par nature, le sien ».

Comment es ce possible qu’après 60 ans après notre indépendance, nous sommes incapables de gérer efficacement nos ordures, nos routes, nos ressources du sol et du sous-sol, voire notre capital humain ?

C’est par un manque de volonté, une incompétence ou une mauvaise foi de la part de tous ceux qui ont eu la responsabilité de gérer nos affaires publiques avant et maintenant, et en dilapidant nos maigres ressources à cause de l’impunité. Un pays qui n’est pas capable de gérer le nettoyage de ses ordures peut-il être un potentiel candidat à l’organisation de grands évènements sportifs et culturels par exemple la CAN 2023 est un cas illustratif !

Nous leur disons encore ceci : « une bonne gestion de l’autorité de L’Etat, passe par une vision de la société empreinte du souci de justice. L’autorité, pour l’Etat, ce n’est rien d’autre que le fait de montrer le bon chemin, de savoir l’expliquer au peuple et d’y maintenir, coûte que coûte la nation dans son unité et son harmonie ».

Notre pays ressemble à une entreprise en faillite chronique, sans vision et sans leadership capable de fixer les problèmes sur le court, moyen et long terme. C’est le cas des crises sociopolitiques récurrentes en particulier celui secteur de l’éducation.

« Si l’Etat guinéen ne dispose plus de fonds suffisants pour faire face à ses échéances et dettes. Ce n’est ni la faute aux élèves, aux parents, ou aux enseignants mais plutôt à ceux qui ont la charge de gérer les recettes de l’Etat ».

Il faut comprendre que lorsqu’on parle d’un état démocrate fort, c’est par ce que cet état est bien capable de contenir ses habitants dans un cadre démocratique et sereinement géré ou gouverné.

A la majorité silencieuse de se prononcer pour faire le bilan de notre gouvernance car les chiffres et la réalité sur le terrain sont palpables. Un Etat faible est aussi un Etat qui est un mauvais voisin, le bon voisinage est essentiel pour un pays pour qu’il soit fort. Quel modèle de démocratie notre pays peut donner au sein de la CEDEAO ?

Par conséquent, quand nos dirigeants édictent des lois injustes, ou prennent des mesures contraires à l’ordre morale, en pareil cas, l’autorité cesse d’être elle-même et dégénère en oppression chaos, crise sociopolitique cas de la Guinée et de la France avec les (Gilets Jaunes).

Un Etat où il n y’a pas ce qu’on appelle « les institutions qui veuillent au bien-être, qui ne veuillent pas à une bonne instruction, a une bonne éducation et aussi a une bonne harmonisation entre peuple-gouvernement, et publique-prive et aussi entre gouvernement-opposition ».

En général en Afrique, les problèmes lies aux communautarismes sur bases ethniques, ne prospèrent que dans des régimes souvent despotiques, sur les lesquels se greffent parfois la criminalité organisée travers divers trafics (d’armes, de personnes, de drogue) qui constituent de sérieux handicaps au décollage économique durable et à la stabilité politique pour une alternance apaisée.

A nos concitoyens de se ressaisir, et d’avoir un sens éclairé de la vie en société, une conviction, un choix et une morale. Eviter de faire de la politique politicienne, celle « du ventre », qui est un business très rentable en Guinée.

Il serait très regrettable de voir que l’argent est devenu l’élément fondateur et régulateur des relations entre le politique et le citoyen aux dépens d’un projet de société profitable à tous parce que tourné vers un développement collectif et le bien être individuel.

D’ailleurs, il est évident que faire de la politique dans notre pays en ce moment, c’est tout simplement de se conformer au domaine du faux, du mensonge, de la tromperie et de la trahison.

Ces zélateurs et ces courtisans « fossoyeurs de notre démocratie » se font distribuer généreusement de l’argent, des postes stratégiques et juteux, pour mieux arnaquer le peuple, créer des clivages pour mieux s’enrichir sur son dos.

Par conséquent, cet eldorado consiste à l’achat de consciences et le « débauchage » d’hommes politiques, de leaders d’opinion pour mieux acheter leur silence, à l’approche d’échéances électorales.

Les commis de l’Etat sont presque tous des militants sans conviction, des corrompus qui se servent dans l’argent du contribuable pour s’autofinancer dans la politique aux détriments des populations qui sont en manque de besoins sociaux les plus élémentaires à savoir l’eau, l’électricité, le transport, la santé, l’éducation pour ne citer que ceux-là.

Après ce constat, en définitive, il faut agir vite et bien pour sauver notre république. Il faut bannir ce clientélisme politique, ces mauvais comportements et ces chantages qui sont « institutionnalisés et officialises » dans notre culture démocratique et font bonnes recettes.

A la majorité silencieuse de croire en l’avenir, de rester sereine, et vigilante car l’heure de faire le bilan est arrivée. Tous ceux qui ont participé aux pillages et à la paupérisation de nos populations payeront les frais, et seront poursuivis en justice « pour crimes politiques, économiques et de sang » tôt ou tard.

« Le tribunal de l’histoire nous attend au tournant, advienne que pourra ! »

Abdoulaye Barry

Citoyen guinéen

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