Comme annoncé dans une de nos dépêches, les syndicalistes, Aboubacar Soumah et El Hadj Portos Diallo ont été reçus, ce jeudi 1er février 2018, par le procureur de la république du tribunal de première instance de Dixinn suivi du doyen des juges d’instruction dans l’affaire qui les oppose au camarade Souleymane Sy Savané.

Au sortir de ces deux entretiens, Me Salif Béavogui, avocat des syndicalistes mis en cause, s’est prêté aux questions des journalistes. « La procédure vient d’être déférée au tribunal de première instance de Dixinn où nous sommes maintenant. Au parquet de monsieur le procureur de la république qui a reçu le dossier et mes clients en ma présence. Qui a décidé de les poursuivre pour des infractions de vol par effraction, d’usurpation de titres et de fonctions, et de faux et usage de faux », a déclaré Me Béavogui.

Poursuivant son intervention, l’avocat a affirmé que, le procureur « a décidé de saisir le doyen des juges d’instruction pour les besoins de l’enquête judiciaire. Nous avons rencontré le doyen des juges d’instruction, tout s’est bien passé. Mes clients ont rejeté les infractions articulées contre eux. Et je m’inscris dans cette logique pour la bonne et simple raison qu’ils bénéficient de la présomption d’innocence. Pour le moment c’est des innocents, ils ne reconnaissent pas les faits. Ils n’ont ni volé, ni usurpé un quelconque titre ou fonction. C’est des syndicalistes chevronnés qui ont agi dans l’exercice de leur fonction ».

Par ailleurs l’avocat et ses clients ont été abasourdis de voir un nouveau chef d’accusation s’ajouter aux autres : « Ce qui m’a surpris qui a même surpris mes clients, à l’enquête préliminaire il n’a jamais été interrogé sur l’infraction de faux et usage de faux. C’est au parquet que pour la première fois nous avons entendu parler de cette infraction qui fait l’objet de poursuite », s’étonne, Me Salif Béavogui.

Et de préciser : « aucun mandat n’a été décerné contre eux. Par contre ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Ce qui est une mesure restrictive de liberté. Entre la peste et le choléra, je pense qu’il faut choisir le moindre. Dieu merci, c’est des personnes honorables qui ont des garanties de représentativité, la prison n’est toujours pas la solution…En cette matière, la détention n’est pas nécessaire à la manifestation de la vérité. Donc ils sont en liberté mais ils doivent se présenter quelque fois devant le juge pour qu’ils le rassurent qu’ils sont là et qu’ils sont à la disposition de la loi. »

Bhoye Barry pour guinee7.com