En prélude de la commémoration de l’an 49 des évènements tragiques du 25 janvier 1971, les membres de l’Association des Victimes du camps Boiro (AVCB), ont animé une conférence à la maison de la presse de Kipé, ce vendredi 24 janvier 2020.

Dans son intervention, Abdoulaye Conté, secrétaire exécutif a fait savoir que ‘‘le 25 janvier 1971, notre pays la Guinée a connu sa plus grande purge. Ça été l’occasion pour le régime en place à l’époque, le PDG avec à sa tête Sékou Touré, d’éliminer bon nombre de Guinéens. Pour nous les enfants des victimes, mais pour l’ensemble des Guinéens, chaque 25 janvier doit représenter un jour de deuil, compte tenu du nombre de morts. Des centaines de personnes ont été exécutées le 25 janvier 1971, c’est un jour triste et sombre. Normalement, chaque 25 janvier, on devrait décréter un deuil national en Guinée, tellement que le sang a été versé dans ce pays’’.   

Selon lui, ‘‘aujourd’hui en 2020, on suit en Guinée, les conséquences négatives de la barbarie inhumaine perpétrée par Sékou Touré et sa bande d’assassins’’.

Plus loin, Abdoulaye Conté n’a pas manqué de souligner que leur lutte est noble et difficile ‘‘parce que, explique-t-il, le tyran a régné pendant 26 ans de notre jeune indépendance. Pendant ce temps, il a semé sa haine dans l’esprit de cette génération’’.

Avant de promettre : ‘‘Mais le combat se poursuivra avec plus de détermination. Nous allons adopter des approches de plus en plus visibles pour surmonter ces obstacles.’’

Pour terminer, le secrétaire exécutif de l’AVCB a déclaré : « Nous voudrions aussi profiter de ces moments de recueillement pour rappeler au président de la République que les crimes commandités par Sékou Touré sont imprescriptibles. Il peut être celui qui œuvrera pour réconcilier les guinéens en favorisant la réconciliation nationale profondément entamée par les violences que notre pays connait depuis son indépendance ».

Pour ce qui est de la cérémonie de commémoration, elle aura lieu, selon les membres de l’AVCB, demain 25 janvier au niveau du pont ‘‘8 novembre’’, où il y aura un dépôt de gerbe de fleurs à la mémoire des personnes exécutées par pendaison. Ensuite, suivra une marche silencieuse jusqu’au camp Camayenne, ancien Camp Boiro, où il y aura également une lecture du saint coran à la mémoire de toutes les victimes du régime Sékou Touré.

Mohamed Soumah Guinee7.com      

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