Selon une source proche du dossier du massacre du 28 septembre 2009, Tibou Kamara, actuel ministre d’Etat, ministre de l’Industrie, n’a été entendu par le juge, dans le cadre des enquêtes, que pour infirmer ou confirmer des commentaires de Sidya Touré, leader de l’UFR. Celui-ci aurait indiqué aux enquêteurs que Dadis Camara, chef de la junte, aurait, le 27 septembre (la veille du massacre), utilisé le téléphone de Tibou Kamara, à l’époque, ministre chargé de la Communication du président de la République et du ministre de la Défense, pour lui parler. Et que lui, Sidya, aurait entendu Tibou murmurer dans les oreilles de Dadis. Ce serait tout.

Cela suffirait pour le parti de Sidya Touré pour que Tibou Kamara fasse partie ‘‘des gens qui ont planifié les événements du 28 septembre’’, selon Badra Koné, responsable de la Jeunesse du parti.

Une accusation qui n’a laissé de marbre Tibou Kamara qui asséna une réplique cinglante.

Après cette réaction, Ahmed Tidiane Sylla, responsable de la cellule communication du parti, sur sa page Facebook, revoit l’accusation à la baisse et crée un hastag TibouComplice.

Après lui, Badra Koné par qui le scandale arriva, en fait de même.

Focus de guinee7.com