L’UNICEF, dans un communiqué reçu mardi à APA, appelle à une action urgente contre les mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage précoce dont les derniers chiffres font état de plus de 130 millions de filles ayant subi une forme de MGF/E dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient et plus de 700 millions de femmes mariées pendant leur enfance.

Selon l’UNICEF, qui co-organise le premier Sommet international de la fille avec la Grande Bretagne, les nouvelles données liées aux MGF et au mariage précoce sont instructives à plus d’un titre.

Au total, Plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi une forme de MGF/E dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, alors que plus de 700 millions de femmes ont été mariées pendant leur enfance, soit plus d’un tiers d’entre elles mariées avant l’âge de 15 ans.

Si ces pratiques sont en recul depuis trois décennies, estime l’UNICEF, le nombre de filles mariées à bas âge pourrait, lui, rester stable (à plus de 700 millions) jusqu’en 2050, alors que dans le même temps, jusqu’à 63 millions de filles risquent de subir des MGF, ajoute l’UNICEF.

Selon le communiqué, « Une baisse deux fois supérieure de ce taux porterait le nombre de femmes mariées dans leur enfance à 570 millions en 2030 et 450 millions en 2050. Le nombre de filles et de femmes victimes de MGF (plus de 130 millions) demeurerait quant à lui à son niveau actuel ».

Pour l’UNICEF, si la prévalence de ces fléaux a légèrement diminué au cours des trois dernières décennies, une intensification considérable des efforts menés actuellement est nécessaire pour compenser la croissance démographique des pays où ces pratiques sont répandues.

APA