La Guinée de Ahmed Sékou Touré est dans sa phase de croisière sur le plan politique et démocratique, ce en dépit de la période de 1959 à 1984 d’une part, d’autre part de 1984 à 2010.

En effet, dans chacune de ces périodes, on a toujours parlé soit de démocratie (Parti Démocratique de Guinée) ou de l’Unité (parti de l’Unité et du Progrès).  Pour chacun des leaders, la recherche du bonheur, les offres de l’emploi décent, la santé ou meilleure éducation, étaient à l’ordre du jour.

Cependant, la Guinée de Sékou Touré a évolué sous la pression de la France (et de ses alliés), ce qui a obligé le régime d’alors de regarder dans le sens unique vers les pays communistes (pays de l’Est Européen) et la Chine.

Rappelons de passage que le premier régime a ses résultats (acceptés ou contestés selon les appartenances). De même pour le second et la suite. Mais le peuple garde en souvenir que le développement promis, les résultats atteints et la démographie sont diamétralement opposés. La Guinée reste à ce jour l’un des pays les moins avancés en Afrique et dans le monde.

C’est dans ce contexte que nous sommes arrivés en 2010 pour la première élection démocratique véritablement plurielle avec vingt quatre candidats pour un seul poste.

Grace à l’initiative d’Arc-en-ciel, le RPG original avec une quarantaine d’année de combats politiques dans des générations passantes, est passé de 18 % au premier tour à 51 % au second. Ce résultat a des significations importantes pour l’avenir de notre pays dans la mesure où, l’idée de partis régionalistes ou ethnocentristes n’est plus à l’ordre du jour. La Guinée doit exploiter à fond ce résultat afin de pérenniser ce parti et mettre un terme à nos divisions.

Avec Arc-en-ciel en Guinée, nous sommes libre de nouer des relations diplomatiques avec tous les continents du monde entier sans discrimination aucune.

Cependant, la conception, la mise en place, le fonctionnement et l’atteinte des résultats attendus doit avoir des difficultés de démarrage. Soyons-en certains.

Les cinq premières années d’Arc-en-ciel laissent à désirer et ouvrent à beaucoup d’interrogatoires. Entre autres :

  • Quels constats de sa création en 2010 à ce jour (juillet 2016) ?
  • Quel avenir politique pour cet instrument politique ?
  • Quel mécanisme de gestion à Court – Moyen et Long termes ?
  • Comment financer le fonctionnement du parti ?
  • Quel véritable nom faut-il donner en effaçant définitivement le RPG (comme pour les autres partis qui ont accepté la fusion) ?
  • Quel organigramme pour l’institution ?
  • Quel siège pour l’institution ?
  • Quelle vision et valeurs faut-il ?

Premier constat:

En 2010, l’initiative est venue de quelqu‘un pour créer Arc-en-ciel et rassembler sans discrimination, tout parti politique guinéen ayant la même conviction sur les valeurs et les objectifs de cette union. Il a été crée dans la précipitation, les fondements juridiques obtenus (théoriquement par consensus), le parti ayant atteint son unique objectif d’alors : faire élire Alpha Condé comme Président de la Guinée, aucune structure de fonctionnement n’a été mise en place. Pire, des promesses dans l’euphorie ont été mises à coté. Les premières frustrations sont enregistrées par ci, les conséquences dans le temps minimisées par là. Tel est le premier constat amer pour cet instrument qui, pourtant, est la solution définitive des tares de notre société.

Personne ne s’est soucié de demain, de l’impact de sa consolidation sur les calendriers électoraux ou même son impact sur le respect des principes démocratiques basés sur notre constitution.

Second constat :

En 2013, ayant senti le besoin de l’union arc-en-ciel face aux élections législatives, des rencontres sont projetées afin d’aboutir à la fusion de dizaines de partis politiques, chacun ayant accepté le principe de la fusion en abandonnant le nom primitif du parti engagé (excepté le RPG). Par contre, d’autres partis (plus prévoyants), acceptent l’alliance avec le RPG mais pas la fusion. Dans l’un ou l’autre des cas, Un nouveau parti est né et s’appelle RPG Arc-en-ciel. Ce nom mal conçu aura des répercussions dans un proche avenir, car pour les militants de 40 ans de patience ou de violence (subies ou faites), c’est le même RPG et la suite n’a pas de valeurs.  Quel drame ?

Ainsi, les partis alliés sont partis seul en cavale aux législatives pour avoir entre 1-2 députés au maximum alors que les partis fusionnés se retrouvent sur la liste des candidats de RPG Arc-en-ciel. Souvent, des discussions interminables entre partis fusionnés sur la position des uns et des autres sur cette liste. La formule à la proportionnelle étant très claire. Au finish, l’ensemble des députés des partis fusionnés et alliés deviennent la majorité faible à la future assemblée nationale.

Troisième constat :

En 2015, le premier mandat du candidat RPG Arc-en-ciel prend fin. Les élections sont en vue et les consultations bisannuelles reprennent de plus belles. Des positions douteuses sur certains partis alliés naissent sans preuves concrètes (candidatures indépendantes) pour les uns, poursuite de l’alliance pour d’autres. Les performances du RPG Arc-en-ciel 2010 se concrétiseront elles comme en 2010 ? Affaire à suivre.

Notons qu’entre les deux présidentielles (2010 et 2015), le nouveau pouvoir en Guinée a procédé au 3ème recensement général de la population qui a fondamentalement changé les données statistiques en Guinée. Des critiques et polémiques sont engagées entre les deux principaux bords politiques (Mouvance présidentielle et Oppositions Républicaines). Un centre même est né et se développe de plus en plus. Il semble que les statistiques sont biaisées selon les régions favorables ou non à un camp.

Globalement, tenant compte de ce qui précède, le RPG Arc-en-ciel se tire le chapeau avec le coup K.O (près de 57 % des suffrages valablement exprimés). Ce qui donne plus de précisions aux anciens alliés devenus opposants par obligation. Le remaniement du gouvernement en fait foi.

Dernier constat :

En 2016, les erreurs ou fautes commises politiquement lors de la création du RPG Arc-en-ciel en 2010, celle de la naissance du parti politique de même nom en 2013, les préparations des élections de 2015, feront de la Guinée, un pays de bruits, de critiques et de polémiques interminables.

Des sorties médiatiques malheureuses du Président de la République lors d’une conférence de presse, sur un éventuel 3ème mandat d’une part, de son électorat ou des attaques ciblées contre une communauté de Guinée d’autre part, feront éclaté des prises de positions au sein du parti RPG Arc-en-ciel. « Il a dit ; Il n’a pas dit », des « fichiers originaux ou arrangés », l’histoire de la Guinée se raconte sur les médias guinéens. Des débats sur la création du RPG, les complots contre les régimes guinéens par Paul ou Pierre, le non respect des engagements du Président, la haine et le système de divisions pour régner…, tout se dit avec honte et sans arrière pensée.

Pourquoi exclure une voix alors qu’elle peut être déterminante pour un candidat, on peut suspendre quelqu’un et l’amnistier trois mois avant une échéance électorale. S’il refuse de revenir, passons par tous les moyens pour y parvenir, la voix est le précieux trésor pour un parti, tout est investi pour qu’on l’obtienne. Et rien ne doit nous empêcher de le récupérer. Si nous perdons ce contrôle, alors on a perdu et véritablement.

Si la Guinée était véritablement un pays de droit, l’occasion était propice pour faire rappel à l’ordre contre certains aveux d’avoir participer à un ou des complots contre la Guinée dans le passé. Dommage alors.

La solution proposée :

Mieux vaut tard que jamais, je propose aux leaders politiques de mon pays, de regarder droit vers l’avenir et de décider de faire de Arc-en-ciel, un espace de rassemblement, d’unité, de cohésion, d’entente, de respect de nos textes juridiques, d’entraide et de solidarité.

Mon schéma est simple et pourra utiliser l’ethnocentrisme pour combattre ce fléau dévastateur dans notre pays.

C’est à partir du venin de serpent que les scientifiques ont trouvé le remède contre les morsures de serpents. C’est à partir des partis politiques ethnocentriques que le RPG Arc-en-ciel construira le parti le plus solide en Guinée.

Les fêtes tournantes dans les régions de Boké en 2012, N’zérékoré en 2013, Mamou en 2014 et Kankan ensuite, ont fait de ses régions, un aspect extérieur appréciable sur le plan des infrastructures.

Pourquoi Arc-en-ciel ne peut pas faire autant en tournant la candidature présidentielle par régions avec des partis fusionnés ou alliés.

  • Ne touche pas à notre constitution, telle qu’elle est ;
  • Même si la constitution autorise le renouvellement une seule fois, je demande à Arc-en-ciel permettre à chacun de ses candidats de briguer un seul mandat, l’ensemble des mandats étant une cause commune ; Ainsi, plusieurs candidats passeront à la magistrature suprême en un temps record, effaçant ainsi le souci du long terme avant son tour dans la durée ;
  • Considérons les quatre régions naturelles au même pied d’égalité ;
  • Une simple tombola avec un tirage au sort par un enfant de moins de 5 ans avec un ordre de tirage (1-2-3-4) ;
  • Les quatre régions seront identifiées par les lettres :
  • B (Basse Guinée),
  • F (Guinée forestière),
  • H (Haute guinée) et
  • M (Moyenne Guinée)
  • Si le premier tirage au sort sera F, il reviendra aux partis alliés de la Guinée forestière de présenter un candidat pour la première élection en vue ; ainsi de suite. Au prochain tirage après ce mandat, la lettre F sera exclue ; Le tirage se fait par mandat
  • Le BPN de Arc-en-ciel sera composé d’un Président, de quatre vice- présidents (un par région naturelle) et d’un Secrétaire général ;
  • Commencez les élections à la base et terminer par le national ;
  • Une seule carte de membres pour tous les militants des partis alliés ou fusionnés et renouvelable par mandat présidentiel ;
  • Toutes les autres élections seront minutieusement analysées
  • Toute autres idées positives seront les bienvenues.

Chers guinéens, n’attendons plus pour bien faire car, par nous, à travers nous ou par notre complicité, le peuple de guinée a trop souffert de ses politiques.

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