Dimanche 9 octobre, le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’homme, était au chevet de Saikou Yaya Barry, alité à l’hôpital Sino-guinéen. « Il faut saluer les médecins de ce grand hôpital sino-guinéen », a lancé Alphonse Charles Wright, après sa visite.

Selon lui, le ministère de la Justice et des Droits d de l’homme avait passé un communiqué sur l’état de santé de Saïkou Yaya Barry. « Au-delà des rapports médicaux qu’on nous remonte, au-delà de toutes les informations portées à la connaissance du département de la Justice, à travers la direction de l’Administration pénitentiaire, nous avons décidé, ce dimanche, de venir à son chevet en tant que ministre de des Droits de l’homme.  Il faut tout de suite faire une précision, lorsque le problème a commencé, le département de la justice avait pris toutes les mesures pour l’accompagner médicalement au niveau de l’hôpital Ignace Deen. Les diagnostics qui ont été posés par les médecins ont conclu qu’il avait des céphalées ce qui nécessitait de faire le scanner. Le scanner a été fait et il a été relevé qu’il avait un problème d’hémorragie au niveau des nerfs. Mais cette hémorragie au niveau des nerfs nécessitait une autre confirmation médicale d’où la nécessité de le ramener à nouveau parce qu’il se plaignait beaucoup des céphalées. Nous avons décidé à ce qu’il soit placé sous surveillance médicale à l’hôpital Ignace Deen c’est raison pour laquelle vous avez appris qu’il s’est aussitôt retourné à l’infirmerie de la Maison centrale. Nous avons décidé à ce qu’il soit en surveillance médicale dans un hôpital qui a beaucoup plus d’équipements qui est l’hôpital Ignace Deen. Ceux-ci se sont très bien occupés de lui mais puisque la capacité des diagnostics au niveau de nos hôpitaux vu qu’il doit faire des contre-expertises et tout, moi j’ai décidé hier [Samedi] à ce qu’il soit hospitalisé au niveau de l’hôpital sino-guinéen et les médecins l’ont transporté dans une ambulance médicalisée et il est venu dans un état stable parce qu’il y a des gens qui peuvent toujours souffler sur la braise de l’émotion et de la passion », a expliqué Charles Wright.

Et d’ajouter, « nous nous sommes le ministère des Droits de l’homme nous ne regardons pas le conflit que la personne a avec la loi, nous la regardons en tant que citoyen qui demande à ce qu’il puisse avoir le droit à un traitement digne de son statut de citoyen. Nous en tant que ministère en charge des Droits de l’homme, nous nous déployons toujours à ce que chaque personne détenue puisse bénéficier de tout ce qu’il y a comme droit. La preuve aujourd’hui depuis son admission dans cet hôpital, la prise en charge est assurée à 100% par le département de la justice comme nous l’avons fait pour Ibrahima Diallo, qui avait eu un premier problème et qui s’est rétabli, pour lui aussi nous allons suivre. C’est ce que je veux dire aux médecins, il faut que nous acceptions une chose, ce qu’il faut éviter de pouvoir lier la politique aux questions judiciaires. M. Saïkou Yaya Barry quel que soit ce qu’on lui reproche pour nous c’est un citoyen guinéen, il a des droits qui ne sont garantis que par l’État. L’État fait le mieux pour pouvoir respecter tout ce qui de ses droits mais aussi fera en sorte que tous ceux qui sont détenus qu’ils soient lui ou d’autres personnes chaque fois qu’il y a nécessité qu’il y ait suivi médical que personne ne fasse obstacle par rapport à cela ».

Plus loin, le garde des sceaux, essaie de rassurer l’opinion publique, « j’ai vu son épouse avec qui j’ai échangé aujourd’hui je suis en contact avec sa famille on a échangé. Je suis apte à les recevoir à n’importe quelle heure parce que mon directeur est déjà là et je peux vous dire que son état est stable, il n’y a pas de péril en la demeure. Il faut lui laisser le temps de pouvoir récupérer, parce que les médecins comme eux-mêmes ils le disent quand vous avez un problème au niveau de la tête il vous faut quand-même une thérapie psychosociale,  il a besoin de sa famille autour de lui et il faut que les gens évitent d’enfoncer davantage tout ce qu’il y a comme pression de la presse et tout ce qui en suit. Je puis vous assurer que son suivi médical et la prise en charge sont assurés par le département. Si les diagnostics s’avèrent qu’il est nécessaire qu’il soit évacué ailleurs, s’il y en a le département de la justice ne fera aucun obstacle par rapport à ça. (…) La prison n’est pas faite que pour priver les gens de leur liberté, elle est faite aussi pour préparer l’individu à mieux se réinsérer dans la société. On peut être à l’état libre et tomber malade tout comme on peut être en milieu carcéral et tomber malade mais le plus important est que l’intéressé puisse bénéficier des soins nécessaires dignes de son statut de citoyen », a-t-il conclu.

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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