Dans la soirée de ce mardi 11 mai, le gouvernement guinéen, à travers le ministre en charge de l’Administration du Territoire, s’est exprimé sur les violences enregistrées un peu plus tôt dans la journée, pour protester d’une part contre le délestage du courant électrique à Kamsar, et d’autre part, contre les barrages installés à Coyah et Dubréka dans le cadre de la restriction des déplacements entre Conakry et l’intérieur du pays suite à la pandémie du COVID-19.

Selon le ministre Bouréma Condé, « dans l’un ou dans l’autre des deux cas, absolument rien ne justifiait en ce mois saint de Ramadan et dans le contexte médico-social, d’une rare gravité que nous vivons, une telle montée de violence et d’intolérance ».

« Malgré l’intervention, dit-il, des forces de l’ordre, précédée des appels aux calmes, ces mouvements ont causé des dommages importants. Des cas de morts et de blessés ont été enregistrés malheureusement, aussi bien dans les rangs des manifestants que ceux des forces de l’ordre. On a noté également des dégâts matériels importants. Le domicile du maire de Kamsar incendié; le commissariat central de Coyah, les postes de police et de gendarmerie de Maneah vandalisés ; des véhicules d’intervention dont des ambulances de secours saccagés ».

Le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation après avoir invité les manifestants à la retenue, a présenté ses condoléances aux familles éplorées et souhaité prompt rétablissement aux blessés ; a déclaré : « en tout état de cause, toutes les personnes qui seront tenues responsables de ces troubles, répondront de leurs actes devant la loi (…). Le gouvernement rassure que des solutions idoines seront trouvées aux différents cas de manquements qui, en dépit des contraintes imposées par la conjoncture, figurent et ont toujours figuré parmi ses préoccupations ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com