Du 20 au 21 juillet dernier, s’est tenue à Conakry la toute première formation de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM), à l’intention des journalistes guinéens. Placée sous le thème « Média et Migration », cette formation qui s’est tenue dans salle El Hadj Mohamed Koula Diallo de la Maison de la presse, a connu la participation d’une quarantaine de journalistes des médias publics et privés.

Selon Fatou Diallo Ndiaye, cheffe de mission de l’OIM, « on a jugé que la Guinée est devenue un pays important par rapport à cette migration, et surtout à cette migration irrégulière. Donc les médias guinéens doivent être en mesure de pouvoir traiter cette question comme tout autre média dans le monde entier. Pour que certaines solutions soient trouvées à la Libye, c’est passer par les médias. Donc, ils (Medias) ont un grand rôle important dans la recherche de solutions, et surtout dans les messages qu’ils passent ».

En effet, elle estime que cette formation permet aussi de donner aux médias une vision plus claire de ce que l’OIM est en train de faire en Guinée, de sorte que cela n’aille pas dans tous les sens. « Et qu’on comprenne quel est processus de retour, quel est le processus de réintégration, parce que les médias ont aussi besoin de comprendre ça, pour pouvoir après quelques années, évaluer et voir les résultats qui ont été atteints », a fait savoir Fatou Diallo Ndiaye.

La cheffe de mission de l’OIM souligne par ailleurs que cette formation n’est que le début d’une collaboration entre son institution et les médias guinéens. « Aujourd’hui, cette formation est globale, mais on va diviser tous les aspects qui sont liés à la migration, la traite, la migration et le développement qui est très lié à la migration irrégulière… » a-t-elle indiqué.

Parlant des rumeurs accusant l’OIM de faire des rapatriements forcés de migrants dans leurs pays d’origine, Fatou Diallo Ndiaye a d’abord rappelé que le mandat de sa structure est d’organiser les migrations en bon ordre et dans le respect de la dignité humaine. Avant de préciser : « On ne fait pas de rapatriement forcé ; ces personnes qui reviennent de la Libye et du Niger, à leur place vous seriez d’office en train de demander en ce moment le rapatriement volontaire et humanitaire. Ce sont des personnes qui aujourd’hui, courent après le rapatriement, parce qu’ils sont dans une situation de vulnérabilité très accrue. On n’a forcé personne, on n’est même pas dans cette optique, parce que notre mandat ne nous permet pas. C’est un rapatriement volontaire qu’on fait et souvent humanitaire… ».

À noter que l’Organisation Internationale pour la migration est une institution onusienne implantée en Guinée depuis l’an 2000.

Mohamed Kaba Soumah pour Guinee7.com    

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