Des travailleurs de la société UMS (United Mining Supply), ont voulu se faire entendre devant le palais présidentiel, Roi Mohamed 5, où on leur a intimé l’ordre de quitter.

Mamadou Chérif Diallo, l’un des manifestants a expliqué le contexte de la démarche. « Au lieu de parler du 13è mois, ils ont commencé de menacer les travailleurs soi-disant que l’année passée on a fait 27 millions de tonnes. Et le DGA monsieur Benany, dit que cette fois-ci, les Chinois n’ont besoin que de 12 millions de tonnes et ils sont obligés, que beaucoup de travailleurs risquent de rentrer en congé technique. C’est ainsi, ils ont fait sortir les gens à la base vie vers 2h du matin. Et depuis lors, ils ont mis les noms de certains travailleurs sur une liste noire dont certains sont actuellement séquestrés, d’autres sont enfermés », a-t-il accusé.

« Nous demandons à la société de nous rétablir dans nos droits en respectant ici les accords qui ont été signés. Ces accords stipulent beaucoup de choses notamment, la prise en charge sanitaire à 100% du travailleur et sa famille,  la dotation en denrées alimentaires,  le paiement du 13ème mois qu’ils ont eu à signer », a-t-il déclaré.

Bien que chassés des lieux, certains de ces travailleurs nous ont confiés avoir pu rencontrer quelques membres du CNRD, qui leur ont promis un retour. C’est avec cet espoir suscité par cette promesse que ces travailleurs se sont dispersés.

La semaine dernière, la direction de l’UMS à propos de la grève, avait publié le communiqué ci-dessous.

Après plusieurs jours de fortes tensions et l’arrêt des opérations à Boké, une réunion s’est tenue à la direction générale de UMS, présidée par l’inspecteur général du Travail, en présence de l’inspecteur général du ministère des Mines et des syndicats élus.

D’abord, il a été constaté que toutes les parties prenantes, salariés, direction, communautés, associations de ressortissants, sages, élus locaux et administrations en charge, sont unanimes sur la nécessité de la reprise des activités.

Ensuite, les échanges ont confirmé que les nombreux actes violents de ces derniers jours sont le fruit d’une bande organisée, souhaitant délibérément nuire au groupe

UMS et à ses salariés.

Pour bien faire, il a été décidé de :

1) L’identification de toutes les personnes ayant participé à ces actes de violence ;

2) L’application de sanctions légales prévues notamment dans le cadre du Code du travail.

La mise à l’écart de ces éléments violents devrait permettre la reprise du travail dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

Les participants ont été unanimes sur le souhait d’une sortie de crise rapide et prient pour que la paix et l’harmonie règne à nouveau sur les sites.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com