C’est une nouvelle avancée dans le processus d’exploitation des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou qui s’est faite ce jeudi, par la signature à Conakry, de deux conventions portant sur la construction d’une ligne de chemin de fer et d’un port en eau profonde à Matakan, au compte du projet d’exploitation des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou.

Cette signature a été faite, du côté guinéen par le ministre d’Etat, ministre des Transports, Aboubacar Sylla ; le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba et le ministre du Budget, Ismaël Dioubaté, et du côté de WCS, par son directeur général, Fadi Wazni.

Une fois réalisé, le chemin de fer long de plus de 600 Km et le port en eau profonde situé à Matakan (Forecariah), vont permettre l’évacuation du minerai de fer des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, notamment.

De prime abord, le directeur général de winning consortium Simandou, a rappelé le contexte des négociations qui ont permis de voir ce jour. « A cœur vaillant rien n’est impossible. Il y a un an jour pour jour, notre consortium remportait l’appel d’offres pour le développement et l’exploitation des blocs 1 et 2 du Simandou. Cette année, nous avons, malgré les circonstances difficiles liées à la Covid-19, pu négocier avec des équipes assez fournies » a-t-il rappelé.

notre consortium va permettre à la Guinée de rentrer en force dans l’exploitation et l’exportation du minerai de fer

Remerciant par ailleurs toutes les parties prenantes, il a engagé son entreprise à œuvrer dans le bon sens : « Ce projet va s’inscrire dans le temps. Nous ne serons plus là lorsqu’elle atteindra la maturité. Mais les effets de ce projet vont se faire sentir pendant des dizaines d’années peut être pendant un siècle. Après avoir fait de la Guinée un acteur majeur dans l’exploitation et l’exportation de la bauxite, notre consortium va également permettre à la Guinée de rentrer en force dans l’exploitation et l’exportation du minerai de fer. »

Ayant présidé ladite cérémonie, le ministre d’Etat, ministre du Transport, Aboubacar Sylla a donné à ce « vieux rêve » tout son pesant d’or.

Le Trans guinéen est un vieux rêve

« Au niveau du minerai de fer, les gisements qui étaient gelés depuis notre indépendance, je dirais même avant notre indépendance, connaissent aujourd’hui un début d’exploitation grâce à la conclusion des accords dont nous célébrons aujourd’hui la concrétisation de ce qui concerne la ligne de chemin de fer de plus de 650 Km et le port en eau profonde de Matakan. Le Trans guinéen est un vieux rêve parce que ça sera un projet multi-usager, qui ne se contentera pas de faciliter l’exportation des minerais de fer extraits à l’extrême sud de notre pays. Mais ça sera également un projet porteur pour d’autres secteurs économiques, comme notamment, l’agriculture. Ça sera un projet qui va permettre un désenclavement de beaucoup de régions situées à l’intérieur du pays. C’est un projet qui va favoriser l’émergence et le développement de l’initiative en matière d’exportation des produits agricoles. C’est aussi un projet qui va désengorger nos routes. Parce que l’usage qui va en être fait à savoir : le transport des marchandises dans tous les deux sens et le transport aussi probablement de personnes, va nous permettre de réduire la circulation routière avec tout son cortège d’insécurité et de dégradation de nos routes », a-t-il affirmé.

Alpha Condé aura répondu aux attentes des Guinéens. Et aura réussi à combler leur espoir les plus fous

Enfin, « le gouvernement fera de son mieux pour que tous les obstacles éventuels qui pourraient se dresser dans la réalisation de cet important projet soient levés dans les meilleurs délais. Afin que ce projet connaisse un développement harmonieux de manière à ce que tout le délai contractuel soit effectivement tenu. Ce sont de vieux projets qui aujourd’hui, sont en train de devenir des réalités palpables. En les réussissant le professeur Alpha Condé aura répondu aux attentes des Guinéens. Et aura réussi à combler leur espoir les plus fous. A savoir : voir la Guinée devenir une véritable plaque tournante dans l’économie minière mondiale ».

Le plus dure reste à faire

Le ministre Abdoulaye Magassouba a quant à lui, rappelé : « Le plus dure reste à faire. Une chose est que le cadre légal soit en place. Une autre chose est de véritablement développer le projet. Ce qui nous rassure, c’est que les investisseurs sont déjà sur le terrain. Ont déjà commencé les travaux préparatoires et les études. Donc cela nous donne beaucoup d’espoir qu’ils respecteront leurs engagements », a lancé le ministre des Mines.

Enfin, il a dit compter « sur l’appui, l’engagement et le soutien de tous les acteurs dans l’administration et en dehors de l’administration ».

les revenus directement liés à ses mines vont être importants pour le budget de la nation

Ismaël Dioubaté du Budget a, lui, rappelé : « Dans son volet économique : c’est que le cadre légal est signé et nous attendons des revenus. Cette convention est une partie intégrante de la convention minière. Je vous dis que les revenus directement liés à ses mines vont être importants pour le budget de la nation. Mais aussi les revenus indirects par les emplois qui sont créés à travers les sous-traitants. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com