La tonne de fer qui se négociait en février 2013 à 192 dollars US est retombé  autour de 50 dollars US en juin 2016. La  baisse du cours de cette matière première n’encourage pas les investisseurs à développer des mines de fer.

En attendant la reprise des cours du minerai de fer, Bellzone, une junior anglo-australienne, qui  détient la concession des mines de fer de Kalia (Faranah) veut s’appuyer sur un sous projet ‘‘économiquement attractif’’.

Il s’agit de l’exploitation d’un gisement de latérite nickélifère-découvert sur sa concession de Kalia-, de 80 millions de tonnes et sa transformation métallurgique pour produire du ferronickel, un métal entrant dans la fabrication des aciers inoxydables.

Selon les premières estimations la tonne de ferronickel se vend à plus de 2000 dollars US (2100 dollars US, en décembre 2015). Ce prix pourrait doubler les 10 prochaines années.

Bellzone envisage de produire jusqu’à  65 mille tonnes de ce métal par an au cours des premières années de production.

Ce projet, en plus des incidences financières pour la Guinée aiderait, selon les experts, à développer l’industrie guinéenne.

Pourquoi la Guinée qui a besoin des investisseurs pour développer son secteur tarde à donner vie à ce projet ?

Pour rappel, Bellzone est l’une des rares entreprises à garder intact l’emploi des Guinéens pendant la période de crise financière et sanitaire.

L’entreprise, selon nos sources, voudrait garder ces emplois si les facilités lui étaient accordées de commencer rapidement son sous-projet de Kalia qui ne tient qu’à la signature de l’avenant à la convention de base.

Et pourquoi cet avenant n’est toujours pas signé ? C’est la question que nous avons posée à M. Nava Touré, Secrétaire Général du ministère des Mines et de la Geologie et président du Comité Technique de Revue des Titres et Conventions Miniers (CTRTCM).

Sa réponse : «Nous nous étions mis d’accord en février 2016 avec la haute direction de Bellzone Mining plc de finaliser dans les plus brefs délais nos négociations qui étaient très avancées, de façon à soumettre le projet d’Avenant au Comité Stratégique avant le 15 mars 2016. Pour des raisons qui lui sont propres, Bellzone Mining plc n’avait  pas jugé nécessaire de respecter cette entente.»

Cependant, information Guinee7.com, Bellzone aurait adressé au ministère en avril dernier, une nouvelle proposition d’avenant à sa convention.

La compagnie par la même occasion, a souhaité que le CTRTCM puisse lui faire part ‘‘rapidement’’ des éléments précis qui seraient encore à négocier dans cet avenant de manière à ce qu’elle puisse conclure et signer l’avenant et finaliser son étude de faisabilité pour pouvoir lancer le projet en début 2017.

Depuis, rien. Au grand dam de Bellzone.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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