Rio Tinto, deuxième plus grande compagnie minière au monde selon PwC, a déclaré qu’elle se défendra «vigoureusement» contre toute action en justice intentée à son encontre par BSG Resources, au sujet du projet de fer Simandou en Guinée.

Cette déclaration intervient après que BSG Resources, propriété de l’israélien Beny Steinmetz, a envoyé une lettre au géant minier, l’avertissant de son intention d’engager une poursuite judiciaire suite à une prétendue contribution pour la perte de ses droits miniers sur le projet Simandou. Une menace qui tombe quelques jours après que Rio Tinto a licencié deux de ses dirigeants, en l’occurrence Alan Davies et Debra Valentine, pour une affaire de corruption à Simandou.

L’affaire a commencé suite à la découverte d’une correspondance électronique faisant état du paiement d’une somme de 10,5 millions $ à François de Combret, conseiller du président guinéen Alpha Condé, qui a aidé la compagnie dans l’acquisition de ses droits sur le projet Simandou. Selon BSG, ces licenciements sont une preuve qu’il y avait un «complot» dont le but était de lui retirer ses droits miniers sur le projet. La société, faut-il le rappeler, détenait des droits sur deux blocs de Simandou, et s’était associée en 2010 au groupe brésilien Vale pour les développer.

La dispute entre BSG et Rio Tinto dure depuis 10 ans. Le projet Simandou est le plus grand gisement de fer inexploité au monde.

Source : Agence Ecofin

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