Le ministre guinéen de la jeunesse et des sports est en fonction depuis un peu plus d’une année maintenant. Nommé en novembre 2021, l’ancien boxeur belgo-guinéen a eu du pain sur la planche durant ces derniers mois. Intéressons-nous au secteur du sport dans ce premier volet de son bilan.

Echec sur toute la ligne ? On n’est pas loin de la tendance affirmative à propos. Parce qu’en réalité, les dossiers majeurs sur lesquels le ministre Béa était attendu ont été mal ou pas résolus du tout. Ces points sont essentiellement les attentes du monde sportif depuis plusieurs années maintenant : la résolution des crises au sein des fédérations sportives, la construction d’infrastructures sportives et la CAN 2025 (retirée à la Guinée).

La résolution des crises au sein des fédérations sportives

De sa nomination à maintenant, aucune crise n’a pu être résolue par Béa Diallo. Le milieu du football est le plus illustratif mais la situation est similaire un peu partout où il y a des soucis. Au cours de ce mois de décembre, M. Diallo demandait encore la mise en place d’un comité de normalisation à la tête de la fédération guinéenne de basketball, preuve d’une énième impuissance face aux nombreux contentieux dans plusieurs associations. Immixtion dans la gestion du sport ? C’est à ce niveau qu’on peut en parler en effet. La démarche qui n’aurait pas été interprétée ainsi est celle de l’arrangement à l’amiable, entre frères et sœurs Guinéens. Mais non, les disciplines de la Boxe, la boule et pétanque, le volley-ball, le patinage etc. continueront encore à patauger.

La CAN 2025

Ce qui fait mal, ce n’est pas le fait que l’organisation de cet évènement ait été retirée à notre pays. Non. C’est le fait qu’un rêve mensonger ait été entretenu durant plusieurs mois, faisant croire aux guinéens qu’ils recevraient une compétition qui leur avait été d’ores et déjà retirée plusieurs mois avant. Ce qui a été confirmé par le Président de la CAF lui-même en conférence de presse à Conakry le 30 septembre dernier. Il souhaitait juste être la première personne à annoncer la mauvaise nouvelle. La gestion de cet évènement est un échec cuisant, qui a affiché les difficultés managériales du chef du département des sports.

La construction des infrastructures sportives 

Dans le même ordre d’idée, qu’est ce qui a été fait dans le cadre de la construction ou la rénovation d’infrastructures de proximité, qui coûtent nettement moins chères ? Quid de la promesse d’utiliser le reste du montant mobilisé dans le cadre du soutien au syli national pour la CAN 2021 (CAMEROUN 2022), pour justement réaliser quelques infrastructures de proximité pour en faveur des jeunes.

Affaires courantes

S’il y a un point de satisfaction, c’est bien celui-ci. Les primes des athlètes, l’accompagnement de leurs déplacements, le soutien institutionnel et la subvention aux fédérations. Rien de nouveau en fait. Ce qui a toujours été fait. Le sous-titre a été choisi à juste titre : « affaires courantes ».

Il reste donc à observer l’année 2023 et ses nombreux défis. Déjà l’existant en termes de crises à gérer, ensuite les nouveaux chantiers. Il faut penser peut-être à lancer les travaux de la CAN 2025 retirée à la Guinée, car la promesse a été faite que les travaux seront réalisés, le lancement était même annoncé pour le mois d’octobre, qui aura fait plus de 30 jours finalement.

Alpha