Conakry, 26 fév (AGP/ANP)- Une Session extraordinaire du Parlement nigérien s’est ouverte, jeudi ; 26 février, à la demande du gouvernement, pour statuer sur une prorogation de l’Etat d’urgence dans la Région de Diffa, en proie aux attaques répétées du groupe terroriste nigérian, Boko  Haram, rapporte l’Agence Nigérienne de Presse (ANP).

C’est le président de l’Institution, Amadou Salifou, qui a procédé à l’ouverture des travaux, en présence du premier ministre Brigi  Rafini, des présidents d’autres Institutions républicaines, des membres du gouvernement nigérien et de plusieurs autres invités.

Dans son discours d’ouverture de cette session, le président du Parlement nigérien a d’abord tenu à rappeler que c’est seulement le 9 février dernier que l’Assemblée Nationale a répondu favorablement et de façon unanime à la requête du président de la République visant à obtenir son autorisation d’envoyer des troupes en zone d’opérations, notamment au Nigeria dans le cadre de la Force Mixte Multinationale dans le Bassin du Lac Tchad.

Après avoir salué «cet élan patriotique salué par tous» et qui «a donné le ton d’un sursaut de solidarité sans égal», Amadou Salifou a fait observer que «la guerre contre les forces maléfiques de Boko Haram persiste et se complique de jour en jour à certains égards» malgré les mesures prises pour arrêter sa progression, notamment l’institution au Niger de l’Etat d’urgence dans la zone du conflit.

Aussi, c’est donc pour faire efficacement face à cette guerre asymétrique, qu’«il fallait donner au gouvernement et à nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les moyens administratifs, juridiques et logistiques nécessaires pour éradiquer définitivement cette gangrène qu’est Boko  Haram», a dit le président du Parlement nigérien, situant ainsi l’objectif de cette Session parlementaire.

«Il faut donc lui (Boko Haram, ndlr) appliquer la thérapie adéquate avant qu’il ne gagne d’autres zones par le phénomène de l’infiltration», a dit Amadou Salifou, tout en rappelant que le rôle des députés, dans ce combat, «est d’affirmer et de matérialiser notre disponibilité dans la définition et la mobilisation de ces moyens».

Il a, pour ce faire, appelé l’ensemble des députés nigériens à faire diligence et adopter le projet de loi en examen au cours de cette session d’une journée.