C’est dans une ambiance bon enfant que s’est terminé, vendredi 4 septembre à Conakry, l’atelier d’information et d’échanges des acteurs juridiques et judiciaires de Guinée, impulsé par la cour de justice de la CEDEAO.

Du 4 au 5 septembre, dans un réceptif hôtelier de la capitale guinéenne, cet atelier qui vise à faire découvrir aux magistrats guinéens, le fonctionnement de la justice de la CEDEAO, s’est soldé par des échanges de cadeaux. Les avocats et magistrats guinéens ont reçu de la part de la cour de justice de la CEDEAO, des textes de loi relevant de ladite institution judiciaire tandis que la chancellerie a offert une sculpture de la carte de la république de Guinée au président de la cour de justice de la CEDEAO.

Au nom du ministre de la Justice, garde des sceaux, son conseiller technique, Alpha Seny Camara, a indiqué qu’« aujourd’hui les participants ont compris comment la cour de justice de la cour de la CEDEAO fonctionne en ce qui concerne la saisine, le traitement des procédures, jusqu’au règlement définitif, c’est-à-dire des décisions. On a fini par comprendre aussi, ça c’est l’intérêt de l’atelier, (…) les complications qu’il y a à l’occasion des décisions que cette cour entreprend de temps en temps. Vous comprenez que l’intérêt est grand, parce qu’en fait, ce ne sont pas des personnes physiques qui sont trainée devant la cour de justice de la CEDEAO, mais ce sont plutôt les Etats, parce que la cour de justice de la CEDEAO c’est les Etats qui sont à la base de la création et c’est justement ces Etats qui sont aussi des justiciables. Vous voyez combien de fois c’est intéressant de voir qu’un Etat peut être condamné lorsqu’il est trainé devant la cour de justice de la CEDEAO ».

Après avoir au nom de son institution remercié les autorités guinéennes, la représentante de la délégation de la cour de justice de la CEDEAO, honorable Juge Januaria Tavares Silva Moreira Costa a déclaré : « Ce que nous pouvons dire, c’est que notre mission a été accomplie. Après la présentation de thèmes et les débats, nous pouvons dire que les participants ont pu dissiper leurs doutes et connaitre le fonctionnement de la cour de la CEDEAO. Nous pouvons dire aussi que nous avons atteint notre objectif, car nous avions l’intention de nous rapprocher de la Guinée, des juristes et d’autres personnes qui sont liées à la justice communautaire. Un autre gain que nous avons eu, c’est éveiller chez les magistrats nationaux, la conscience qu’eux aussi peuvent appliquer la législation communautaire. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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