La part de l’Etat guinéen dans le mine de fer de Simandou (sud-est), l’un des plus grands projets miniers du monde, pourrait être revue à la hausse pour atteindre 35%, a déclaré vendredi le ministre porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara.

M. Camara a affirmé que la décision relative au cadre d’investissement pour le projet Simandou a été discutée et approuvé jeudi lors du dernier conseil des ministres en présence du président guinéen Alpha Condé.

Ce projet a quatre composantes principales qui sont « la mine à ciel ouvert, le chemin de fer pour une distance de plus de 600 km, le port et les aménagements connexes, pour la faisabilité dudit projet ».

Par ailleurs, l’Etat a prévu de faciliter le projet au niveau administratif et juridique, en apportant notamment certaines garanties afin d’encourager l’utilisation des infrastructures par d’autres projets miniers du pays.

Le projet bénéficiera également d’un régime douanier et fiscal préférentiel et stabilisé.

M. Camara a précisé que le cadre d’investissement de ce mégaprojet minier a été approuvé par le géant minier Rio Tinto et que sa signature adviendra incessamment.

De même, une réunion technique est en perspective entre le comité stratégique de revue des titres et conventions miniers et les ministres en charge de la Justice, des Finances, des Travaux Publics et des Transports, pour élaborer un document tenant compte des multiples facettes du projet minier.

Le secteur minier joue un rôle essentiel dans le développement économique de la Guinée. Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2012, le secteur minier représente actuellement plus de 80% des exportations et il fournit 20 à 25% des recettes publiques, avec un montant estimé à 210 millions de dollars US en 2012 et avec plus de 10.000 emplois directs.

Xinhua