Désormais, il faut montrer un « pass sanitaire » pour franchir les portes de la présidence, de la primature, des ministères en général. Cette décision prise par le président de la République lors du conseil extraordinaire des ministres hier mardi, est effectivement entrée en vigueur dès ce mercredi, en tout cas au niveau de la primature, où nous avons pu faire un constat.

Le petit bémol est que, par « pass sanitaire », les agents chargés de faire le contrôle, entendent « pass vaccinal ». Donc, impossible d’avoir accès aux locaux de l’institution sans être vacciné au préalable. D’après eux, même le certificat attestant la négativité à la Covid-19 n’est pas une preuve suffisante.

Les autorités guinéennes n’ayant pas défini le « pass sanitaire », on se refaire à l’administration française, à laquelle nous avons emprunté cette formule, qui définit l’assemble des documents pouvant être considérés comme un « pass sanitaire ».

Qu’est- ce que le « pass sanitaire » ?

Le « pass sanitaire » consiste en la présentation numérique (via l’application TousAntiCovid) ou papier, d’une preuve sanitaire, parmi les trois suivantes :
●La vaccination, à la condition de disposer d’un schéma vaccinal complet ;

●Le résultat négatif d’un test virologique datant de moins de 72 heures (examen de dépistage RT-PCR, test antigénique ou autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé) ;

●Le résultat d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.

Le document attestant d’une contre-indication médicale à la vaccination peut être présenté à la place des documents précités.

Donc il serait important d’apporter cette précision auprès des personnes chargées de faire ce contrôle, avant que la mesure ne s’élargisse à d’autres départements. Sinon, bonjour la zizanie.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com