Face à la presse ce vendredi 3 juillet à Conakry, le ministre du commerce, Boubacar Barry, a donné des informations à sa disposition, sur les impacts du COVID-19 sur son secteur et égrené les mesures entreprises par le gouvernement pour freiner les conséquences sur la population.

Le ministre a indiqué pour commencer, que le pays a été durement éprouvé par cette pandémie, par le fait que certains produits « compétitifs à l’exportation », tels que l’ananas, la mangue, l’anacarde, n’aient pas pu être exportés hors du pays.

Avant de signaler que sur le plan interne, le ralentissement des mouvements dû notamment aux mesures, telles que : « le couvre-feu, la distanciation sociale, Les difficultés de sortie des transporteurs liées au test de dépistage et au confinement de la ville de Conakry ont entraîné « des surcoûts sur le transport qui s’est immédiatement répercuté sur le prix des denrées de l’ordre de 10 à 15%. »

Par ailleurs, le ministre a fini par énumérer les mesures prises par le gouvernement à travers son département. « Sur la première phase de ces mesures, allant de janvier à fin mai 2020, avec un volume d’importation d’environ 230 mille tonnes de riz titrant 25% de brisure, devant engendrer environ 117 milliards de francs guinéens de recette fiscale, l’Etat a concédé sous forme de subvention environ 92 milliards de francs guinéens, soit environ 92% de subvention aux opérateurs du secteur. Le coût prévisionnel estimé de cette mesure au 31 décembre 2020 s’élèverait à peu près à 230 milliards de francs guinéens. Ces efforts consentis par le gouvernement dans la première phase du plan de riposte seront renforcés dans sa deuxième phase, par la suspension des payements des redevances sur les demandes descriptives d’importations DDI, des denrées de première nécessité. Riz à 25% de brisure, blé, lait, sucre, huile, purée de tomate et oignon, du premier juin au 31 décembre 2020. Cela représente un effort du gouvernement d’environ 15 milliards de francs guinéens pour alléger les charges pour les opérations et les opérateurs et surtout pour stabiliser les prix en gros au bénéfice des populations » a-t-il fait savoir.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com