Le Jeudi 8 Janvier 2015, après la grève générale avortée des anciens ministres reconvertis en syndicalistes, L’Opposition politique guinéenne décida de rentrer dans la danse, pour des revendications on ne plus  insolites : elle ne veut plus de ses représentants à la CENI.

En réalité,  l’UFDG avait appelé à manifester pour le remplacement des démembrements de la CENI, qu’elle a librement désigné, pour se conformer aux exigences de Bah Oury qui accuse Cellou Dalein de n’avoir mandaté que ses proches parents pour représenter son Parti Politique ; lisez : «Le requiem pour la Ceni en Guinée»

«En acceptant le schéma de répartition des postes ( 2 ) sacrifiant ainsi à l’autel du nécessaire consensus avec les autres partis de l’opposition les 5 postes que le poids électoral de l’UFDG pourrait lui accorder, la Direction actuelle du parti a dévalué la représentativité du parti……. Pis encore, le choix du seul réel représentant de l’UFDG s’est fait sans concertation et sur des bases plus en relation avec le lien de parenté avec le Président de l’UFDG que sur une volonté farouche de promouvoir l’intérêt bien compris de l’UFDG.» 20/10/2012, Bah Oury C’était pendant les moments difficiles entre le fugitif et l’indélicat.

Depuis beaucoup d’eaux ont coulé sous les ponts; Pottal Fi Bathal s’est substitué à Hall Pular dans la gestion financière de l’UFDG, et a lié son soutien à Cellou Dalein au retour de Bah Oury aux affaires, par la rentrée des hommes du vice président dans la Gestion politique du territoire de L’UFDG pendant et après les communales, pour compenser  les législatives, assortit de menaces précises: c’est ça ou la création du Parti de Bah Oury.

Pour satisfaire Bah Oury, à la fois fugitif, président des partis extraparlementaires et vice président de l’UFDG, (à vous de comprendre), une foule surexcitée s’est donnée rendez- vous à Dixinn, composée essentiellement de la vindicative UFR, de l’UFDG avec ses militants de moins 18 ans pour la plus part, munis de cailloux, de lance pierres et d’autres engins de mort à la place des slogans, le tout dans cette marmite ethnique, que Cellou Dalein appelle fièrement «nos militants». Pour gonfler ses rangs, l’Opposition fit appel à une autre Opposition dite extraparlementaire et extraordinaire, une bande de savants que le Peuple n’a pas souhaité voir à l’Assemblée Nationale,(la branche intellectuelle de Pottal fi Bathal).

Pour éviter tout amalgame, notons tout de même l’absence de l’UFD, le Parti Politique de Monsieur Badiko BAH, qui n’a jamais voulu confondre son action politique à celle des ethnicisés et des ethnicisants. A noter qu’il y avait dans la foule, des Partis Politiques dont les dimensions se diluent dans leur appartenance ethnique.

De Cosa, après la fouille de nos affaires et quelques insultes à notre endroit par des voyous, nous marchâmes jusqu’à Dixinn entre les cris «Cellou Précident et Alpha Capê» et d’autres incantations haineuses à l’encontre des «Machoudjo», les Forces de l’Ordre.

Censés représentés notre Parti Politique extraparlementaire (il y en a tellement qu’on peut tout se permettre), mes deux collègues et moi étions cachés dans cette horde haineuse, une bande d’enfants qui transforma les menaces verbales en jet de pierres contre les Gendarmes au Carrefour Bambeto d’abord, puis contre le siège de RPG plus loin. Nous n’avions aucune idée de la position de nos «leaders qui marchaient en voiture» ; pour cette Horde, le bras armé des extrémistes, toute manifestation politique se traduit par l’intifada,  le vandalisme et la brutalité contre tous ceux qui passent par leur chemin. Le 8 Janvier elle n’a pas faillit à cette tradition: plusieurs enfants et gendarmes gravement blessés, le siège du RPG attaqué, des voitures endommagées, des pneus brulés, …pourtant, une imparfaite journée de manifestation en Guinée, parce qu’il n’y a pas eu de mort.

C’est dans un festival de chaos que nous arrivâmes devant le stade du 28 Septembre pour écouter nos chefs d’orchestre ; la même musique à répétition : chasser Alpha Conde du Pouvoir en 2015 et instaurer la démocratie, chose que Cellou et ses partenaires ont nié au Peuple pendant plus de 20 ans .  Trou de mémoire,  quand tu nous tiens !

C’est sur ces promesses que la horde reprit service : Casser et bruler tout, en attendant Bofi. Il faut reconnaitre que Cellou Dalein a raison de se méfier de Pottal Fi Bathal, notre Boko Haram en gestation ; nous avons déjà donné l’alerte (discours de Chicago).

BOFI, 22 Janvier 2015 : un témoignage

«Mamadou Cellou Diallo de l’UFDG et le député de son parti Aboubacar Sylla, Sidya Toure et bien d’autres leaders politiques étaient au stade de Bofi ce jeudi pour protester contre le régime Alpha Condé. Le meeting s’est tenu sans incidents majeurs. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la stratégie de l’opposition reste confuse puisque c’est la même sauce depuis quatre ans. Le départ du président Alpha Condé avec des propos déplacés à la limite des insultes étaient sur toutes les lèvres.
Les problèmes d’eau et d’électricité, de route, la cherté de la vie, etc.» fin de citation. Mohamed Soumah, Guinee7.com ; Un triste rappel de la Guinée, quand ils étaient au Pouvoir. Le Ridicule ne tue pas.

C’était pathétique de voir  ainsi Cellou Dalein, hisser sur les souvenirs d’Air Guinée et des chemins de fer, nous relater ses quatorze ans de gestion auprès de Lansana Conte, entouré de Sidya Toure et de Jean Marc Telliano qui abondaient dans le même sens, comme quoi, en politique, deux nains ne font pas un géant à tous les coups.

Des quatorze ans de Cellou Dalein à la tête de tous les départements ministériels porteurs de croissance (Ministère des Postes et Télécommunication, des Travaux Publics, des Transports, de l’environnement, des Infrastructures et équipements, de la Pêche et la Primature), nous retiendrons : pas d’équipements, pas d’infrastructures, une inflation à deux chiffres, 15 générations de jeunes diplômés au chômage…Après la gestion de Garafiri comme chef des grands projets à la Présidence, les ténèbres s’installèrent dans la cité, livra ainsi Tombo aux fantaisies d’un ancien ivoirien, devenu premier des ministres en Guinée.

«En 2004, le salaire  mensuel d’un fonctionnaire guinéen lui permettait d’acheter deux sacs  et demi de riz. En 2006, le même salaire n’était  plus que l’équivalent d‘un demi sac de riz» Fin de citation ; Cellou Dalein, Décembre  2007 à Paris devant Sarkozy;

N’étiez-vous pas à la Primature entre temps ? Amnésie ou vous vous moquez du Peuple?

L’Opposition guinéenne a marquée son entrée politique de 2015 par les meetings de Dixinn et de Bofi, respectivement les 8 et 22 Janvier. Le même refrain, rien de nouveau. En attendant l’assaut final promis par Jean Marc Telliano sur Sékhoutoureya,  prions pour le départ du virus Ebola de notre pays. Amen !

Que Dieu nous protège

Ben Daouda Toure

Aframglobal@aol.com

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