Une vidéo de violence policière sur un citoyen qui a provoqué l’ire des internautes a été expliquée ce vendredi par le directeur général de la police nationale, Général Ansoumane Camara alias Baffoé, lors d’une conférence de presse animée ce vendredi dans les locaux du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.

Il a de prime abord fait savoir que : « La vidéo que vous avez vue sur les réseaux sociaux qui circulait, où on voyait bien un brigadier-chef et un adjudant avec des écussons de CMIS en train de chercher un monsieur, ils ont porté le monsieur absent dans sa famille. Ils ont arrêté un de ses frères, qui a été plaqué au sol et menotté, embarqué dans une voiture civile. L’image a tellement circulé que ça nous a été donnée. »

Ensuite, il a fait savoir qu’ « on a mené des enquêtes. Vous-mêmes vous avez vu le père de famille qui est en blanc qui gesticulait, vous le voyez sur YouTube, il est dans des théâtres des langues nationales qui étaient connues par nos services. Il fut interpellé. Il a expliqué. Il a un de ses frères qui se trouvait en Allemagne. Ça faisait plus d’un an ou huit mois, qu’il était en prison. Il a placé un argument qu’il était homosexuel, qui est interdit chez nous ici et qu’il est recherché par les services de sécurité d’ici et les religieux, qu’on veut l’assassiner. Et que c’est ce qui fait que sa famille et le quartier l’ont renié. Étant en prison, son avocat lui demande est-ce qu’il a les preuves de ça ? Il appelle son frère, ils ont monté ce scénario. Tous les éléments que vous voyez là (dans le vidéo ndlr) c’est des artistes. Ils font du théâtre ».

« La partie que nous avons condamnée, c’est de porter nos insignes et nos grades. L’écusson indique un service institutionnel de la police, une unité d’élite. Le grade ça ne se gagne pas comme ça. Un adjudant n’est pas n’importe qui. Un brigadier-chef c’est le chef de brigade. Qu’on voit ça à l’international, on va penser que la police nationale, comme vous-mêmes l’avez commenté… Quand le monsieur a été interpellé, on lui a dit, nous on ne parle pas. Il faut parler. Et vous allez sur YouTube, le monsieur a parlé. (…) Leur vidéo a permis à ce que son frère qui était enfermé en Allemagne, a été libéré et a eu le papier. Mais c’était au dos de la police. Ça nous a salis. On a porté plainte. Les gars ont été arrêtés et jusqu’à présent nous sommes en train de les poursuivre », a-t-il informé.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com