Le magnat des BTP, par ailleurs président du Hafia FC avait provoqué un séisme dans le landerneau footballistique guinéen quand, au détour d’une phrase, il lança, le 21 décembre dernier : « rien n’est exclu !». La « conversation » tournait autour de sa candidature ou non à la présidence de la Féguifoot.    

Président d’un club qui compte, investisseur devant l’éternel dans le football et surtout très liquide, KPC devenait ainsi une menace contre Antonio Souaré,  candidat (naturel ?) à sa propre succession. Et du coup, les « médiateurs » s’improvisèrent pour éviter un challenger à celui-ci et un congrès électif mouvementé. Si après la rencontre entre KPC et Antonio, dans un hôtel huppé de la capitale, le 29 décembre dernier, certaines indiscrétions faisaient état d’abandon par celui-là ses ambitions, force est de reconnaitre que l’intéressé lui-même n’a jamais, du moins officiellement, confirmé cela. Autant dire qu’il a laissé durer le suspense.

Et vint la décision de la CAF

Pendant qu’Antonio Souaré prépare le congrès électif de la Féguifoot pour le mois courant, il présente sa candidature au Comité exécutif de la CAF. Et patatras ! La Commission de Gouvernance de la Confédération africaine de football lui fait un croque-en-jambe dont il est difficile de se relever. Le président en exercice de la Féguifoot n’aurait « pas fourni de documentation juridique satisfaisante prouvant son retrait d’une société de paris sportif en Guinée ».

Pour les exégètes du football, la même sentence pourrait être dupliquée au niveau national le moment venu. « Les lois du football sont universelles. Elles s’appliquent à tous les acteurs quelle que soit la zone », juge-t-on.

En tenant compte de la nouvelle donne, des acteurs principaux du football guinéen, selon nos informations, se tournent vers KPC pour lui demander de briguer la présidence de l’instance faitière du football guinéen.

Et lui, qu’en dit-il ? Sa réponse ne semble pas évoluer: « rien n’est exclu !»

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com