Les faits remontent en mi-juillet 2017, au cours d’une émission à la radio Lynx FM, madame Doussou Condé, dissidente du RPG, vivant aux USA, a accusé Damantag Albert Camara, à l’époque ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle d’avoir des sociétés pétrolières dans la zone minière de Boké et d’être impliqué aussi dans les cas de corruption.

Damantag Albert Camara décida de porter plainte contre elle près du tribunal de Conakry II pour ‘‘dénonciations calomnieuses et diffamations’’. Le 6 décembre dernier, le procès a été ouvert à l’audience correctionnelle de ce tribunal délocalisé dans la salle de conférence de la mairie de Ratoma.

Après deux audiences où ni l’accusée Doussou Condé, ni son avocat ne se sont présentés, la troisième audience s’est tenue ce jeudi 3 janvier 2019 au tribunal de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Il était question aujourd’hui de faire des plaidoiries et réquisitions dans cette affaire.

Dès l’ouverture de l’audience par le juge en charge du dossier, M. Thierno Souleymane Barry, l’avocat de  Damantag Albert Camara a démontré au tribunal que son client est ‘’clean’’ dans cette affaire.  Pour Me Labila Michel Sonomou, les propos tenus par Doussou Condé sont diffamatoires à l’égard de son client.

Me Michel Sonomou, soutient que le lundi dernier sur les antennes de la même radio, c’est-à-dire lynx FM, la dame mise en cause a affirmé qu’elle est au courant de la procédure judiciaire qui est en cours ; mais qu’elle maintenait ses propos contre l’ancien porte-parole du gouvernement, Damantag Camara.

Au nom de son client, Me Sonomou, a sollicité près du tribunal, la condamnation de dame Doussou Condé au payement d’un franc symbolique pour des dommages et intérêts et de délivrer un mandat d’arrêt international contre elle.

De son côté, le ministère public représenté par M. Boubacar 1 Bah, a requis 2 ans de prison ferme, par défaut, et demande au tribunal de décerner un mandat d’arrêt international contre dame Doussou Condé.  Mais avant la réquisition de cette peine, le ministère public a demandé au tribunal de la retenir dans les liens de la culpabilité sur les faits qui sont : ‘‘dénonciations calomnieuses et diffamations.’’ Mais surtout pour son refus de comparaître durant tout le procès.

Après ces plaidoiries de l’avocat de la partie civile et les réquisitions du procureur, le juge a renvoyé l’audience pour le 17 janvier prochain pour le verdict.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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