«Je dois gagner les élections, il est impossible que je les perde…sinon c’est le déluge ». Cette posture de Cellou Dalein Diallo, principal challenger d’Alpha Condé,  a été reprise par un président américain arrivé sur la scène politique par accident.

Sans y apporter la moindre preuve, le premier, s’est dès le lendemain de la présidentielle guinéenne, déclaré président avec 53% de suffrages obtenus. Il essayera par la suite de justifier par son équipe ce suffrage sorti d’un chapeau de magicien, apparemment.

Le deuxième s’est, lui aussi, autoproclamé président avant la fin du processus de comptage des votes, exactement comme le gentleman de Dixinn (pince sans rire).

Si l’un a inspiré l’autre en annonçant sa victoire irréversible, force est de reconnaitre que celui-ci a inspiré celui-là pour la suite. 

En effet, le politique américain met le tout pour le tout pour engager une bataille judiciaire –déjà ?- contre le processus en cours. Les observateurs pensent que la méthode ne consiste qu’à faire rallonger le processus. Un manège qui risque de se casser la gueule. Tout comme cet autre exercice de même acabit de Cellou Dalein qui, à moins de deux jours de la proclamation définitive des résultats de la présidentielle par la Cour constitutionnelle, l’a saisie d’une « exception d’inconstitutionnalité ». Evidement que cela n’a pas prospéré.

Aziz Sylla pour guinee7.com