La direction de la Communication et de l’Information de la présidence de la Transition a publié, vendredi 22 juillet, le « magazine de la présidence ». Un trimestriel d’informations de 108 pages tout en couleur et surtout truffé de publicités des entreprises publiques, parapubliques et privées.  Et c’est là où le bât blesse !

Parce qu’à la place des entreprises de presse qui triment pour avoir la moindre publicité pour faire face aux énormes charges y compris les traitements des employés, l’état, et à son sommet, se tape des insertions publicitaires énormes pour un magazine qui n’a aucunement pas sa raison d’être. Ça s’appelle, de la concurrence déloyale. C’est dire que la démarche pour tuer les médias locaux à petit feu a bien été actionnée. On ne serait pas étonné de voir à la prochaine subvention le « magazine de la présidence » réclamer sa part…

En attendant posons ces quelques questions : L’argent payé pour la publicité dans ce magazine servira à quoi ? A payer les salaires de ceux qui sont déjà pris en charge par l’argent public ? A payer le loyer des bureaux de ceux qui sont déjà installés dans les bâtiments publics ? A entretenir le matériel déjà acheté par l’argent public ? Quel regard porterait la présidence sur une entreprise-annonceur (publique ou privée) qui bénéficie des marchés publics ?

Qu’on se le tienne pour dits : L’Etat ne fait pas du business au détriment de ses enfants…

Rappelons que la direction de la Communication de la présidence doit juste veiller à ce que la vision du président soit comprise. Et donc, faire en sorte que « tous les aspects de la communication soient traités afin que le message de l’administration soit transmis clairement et avec succès. Une stratégie de communication doit être élaborée pour promouvoir le programme du président dans tous les médias », nous enseignent les spécialistes.

En un mot, ou en quatre, la direction de la communication n’est pas un média, elle doit plutôt utiliser les médias.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com