Guillaume Curtis

Guillaume Curtis, secrétaire général du ministère des Mines, président du Comité de l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives a répondu à deux questions de notre reporter.

Guinee7.com : quel était le sujet de la conférence de presse que vous avez animée ce lundi ?

M. Guillaume Curtis : ‘‘En fait, il s’agissait de faire la réconciliation entre les  sociétés minières  le trésor public. Les sociétés minières après les états financiers, audités et validés, déclarent avoir versé telle ou telle taxe. De l’autre côté, le trésor confirme que j’ai reçu tel ou tel montant. Il arrive dans la réalité qu’il y a un écart entre les uns et les autres et que les montants soient différents. Le but de l’exercice, c’est de faire en sorte que cet écart soit de plus en plus faible. Selon les règles que nous avons mises en place, il faut que cet écart soit inférieur à 1 pour cent. Cet exercice, nous l’avons réussi. Selon les résultats des travaux de conciliation, au niveau des paiements déclarés avant la réconciliation en 2011, l’écart constaté entre le total déclaré par les sociétés extractives et le montant perçu par l’Etat était de 0,50% contre 0,16% en 2012.  Ces mêmes résultats, au niveau des paiements après la réconciliation montrent un écart de 0,16 en 2011 et 0,02% en 2012. Compte tenu des efforts qui ont été faits, la Guinée a eu une seconde chance pour aboutir à la conformité pour l’année 2014. Et c’est vers ça que nous allons. Nous avons un très bon espoir d’arriver à une demande de validation. L’ITIE est une organisation qui tend à transmettre la transparence vers les sociétés minières.  Les sociétés minières dégagent beaucoup d’argents et de profits. Il faudrait que cet argent puisse servir au pays et aux communautés qui hébergent ces sociétés-là à l’intérieur de notre pays. Il faut une bonne répartition de ces revenus pour qu’ils profitent à tout le monde. Il faut du gagant-gagnant. La société qui investit doit gagner de l’argent, les villes qui offrent les richesses minières doivent également tirer un profit au bénéfice de la population.’’

Est-ce que la Guinée a la chance cette année d’être retenue à l’ITIE ?

‘‘L’année dernière, nous n’avons pas été validés parce  que nous n’avons pas rempli les critères. Sur 21 exigences, nous n’en avions rempli que 12. Cette année, toutes les activités liées au budget et aux activités sont conformes aux exigences de l’ITIE. C’est pourquoi, nous pensons que nous pouvons avoir un très grand espoir’’.

El. Mohamed Koula Diallo

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