Comme annoncé par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, il y a quelques jours, les écoles guinéennes ont rouvert leurs portes, ce jeudi 21 octobre, au compte de l’année scolaire 2021-2022. Mais d’une manière générale, selon nos constats, cette entrée des classes a été peu effective dans la capitale guinéenne.

Au lycée de Matam par exemple, les enseignants et encadreurs ont répondu à l’appel. Par contre, les élèves eux n’étaient pas suffisamment au rendez-vous.

« Les 34 professeurs programmés sont présents, l’encadrement est là, les kits sanitaires sont déjà en place et il y a même une équipe de vaccination anti Covid-19. Mais malheureusement on n’a même pas pu avoir 50 élèves (de la 8ème année en Terminale) », a fait savoir Sekou Camara, proviseur dudit lycée.

Malgré ce très faible nombre d’élèves présents, Sekou Camara compte néanmoins démarrer les cours. Car, dit-il, « quand les autres élèves auront les échos qu’on a déjà commencé les cours, ils viendront. Mais si on ne fait pas cours aujourd’hui, ceux-là qui ont fait le déplacement ce matin, n’auront pas le courage de revenir demain ».

Le même constat a été fait au niveau du lycée Léopold Sédar Senghor de Matoto où le proviseur Amara Balaton Keita a précisé : « les enseignants que j’ai charge de gérer sont au grand complet dans le hall. Il y a 23 classes pour la première heure, 23 enseignants sont présents. Cependant, force est de constater que les élèves ne sont pas venus aujourd’hui nombreux. On a quelques classes qui évoluent, qui ne font même pas trois. Donc la venue des élèves est squelettique. Ce premier jour n’est pas facile, parce qu’il y en a  des parents qui tirent le diable par la queue, donc le problème de tenue, problème de fourniture scolaire se posent. »

Diallo Abdoulaye élève de la terminale sciences Mathématiques au lycée Senghor appelle ses camarades à le rejoindre : « nous avons vu que le programme est vaste, donc ce matin nous sommes là pour débuter le programme. Parce qu’il ne faut jamais remettre à demain ce que tu dois faire aujourd’hui. Donc c’est ce qui m’a motivé de répondre à l’appel des autorités. Je demande à mes camarades de venir à l’école, car nous sommes dans une salle d’examen. »

Il faut souligner la présence des dispositifs liées au respect des mesures sanitaires dans toutes les écoles que nous avons visitées ce matin.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com