Hier à l’hôpital sino-guinéen, après avoir rendu visite à Saïkou Yaya Barry, membre de l’UFR, incarcéré suite à des manifestations initiées par le FNDC ; Alphonse Charles Wright, ministre de la Justice, Garde des Sceaux de la junte a révélé que « le scanner a été fait et il a été relevé qu’il [Saikou Yaya] avait un problème d’hémorragie au niveau des nerfs ». Deux problèmes se dégagent des propos du ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

D’abord en disant de quoi souffre le patient à la presse, il viole allègrement le secret médical qui « couvre l’ensemble des informations vous concernant portées à la connaissance du professionnel de santé. Cela inclut les informations que vous avez confiées, mais aussi tout ce qui a pu être vu, entendu, compris, voire interprété lors de l’exercice médical. Dont le diagnostic », nous enseigne un professionnel.

Selon notre interlocuteur, « le secret médical s’impose à tout médecin. Véritable obligation de discrétion professionnelle, il représente un droit fondamental pour le patient ».

Le deuxième problème réside en ce que tous les médecins que nous avons consultés, personne n’a pu définir « un problème d’hémorragie au niveau des nerfs », comme l’a souligné le docteur Charles, pardon le ministre Charles…

« Peut-être qu’il veut parler d’hémorragie cérébrale », nous lance dubitatif un de nos interlocuteurs. Si c’est ça, le « saignement qui survient de façon brutale, se fait par rupture d’un petit vaisseau, réalisant un hématome à l’intérieur même du cerveau. Dans la plupart des cas, il existe une céphalée violente, parfois accompagnée de vomissements », a expliqué le médecin. En un mot ou en quatre, de la maladie de Saikou Yaya décrite par Charles Wright, le médecin n’y a compris que dalle !

Et nous, nous avons googlisé le terme « hémorragie au niveau des nerfs ». Notre diagnostic est celui du médecin : nous n’y avons compris que pouic.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com