Sékou Koundouno est l’un des principaux leaders du FNDC (Front national pour la défense de la constitution), un mouvement hostile à la tenue du référendum constitutionnel et des législatives du 1er mars. Le hic ? Le même Koundouno a écrit à la CENI (Commission électorale indépendante) pour solliciter une observation pour le compte de son ONG. Sa lettre est devenue virale sur les réseaux sociaux mais au micro de notre reporter, l’activiste se défend et explique…

Sékou Koundouno a déclaré que la lettre qui circule sur les réseaux sociaux est une lettre qui date du 10 décembre 2019. “Le 10 décembre, les principaux acteurs étaient dans le processus. L’UFR, le PEDN, ils étaient tous dans le processus. Ça c’est un ; secundo, le 17 décembre le Balai s’est retiré du processus”, s’est justifié Sékou Koundouno.

la lettre du Balai Citoyen

“On est membre du comité inter-parties qui siège chaque fois à Riviera. Depuis le 17 décembre on a jamais pris part à une réunion là-bas. On est membre de la cellule d’appui au processus électoral, depuis le 17 septembre on n’a jamais pris part à ça et comme tu le sais, l’opposition dans sa globalité s’est retiré le 25 décembre. Y’a quoi de mauvais dans cette lettre ” ? s’est-il interrogé.

Plus loin Sékou Koundouno dira que “C’est quand le Balai s’est retiré du processus que le FNDC a dit qu’il va empêcher les élections. Avant que l’opposition ne se retire, le FNDC exigeait des élections transparentes mais quand elle s’est retirée, le discours a changé. Même le partenaire qui devait nous financer, c’est moi qui ai dit au partenaire garde ton argent, on ne peut pas observer ça parce que c’est un coup d’État”. 

Et de réitérer, “Le 10 décembre les principaux acteurs étaient tous dedans. Est-ce que depuis cette date, le Balai Citoyen a pris part à une des réunions ? La CENI vous dira non. Est-ce le Balai vient à la cellule d’appui, la CENI dira non”.

Après notre entretien, M. Koundouno nous a envoyé le communiqué ci-dessous.

Démenti formel du Balai Citoyen à propos de l’observation du coup d’état constitutionnel en Guinée

Sekou Koundouno, l’administrateur général du Balai Citoyen en Guinée, dément de manière catégorique toute participation du Balai Citoyen aux « élections législatives » et au « référendum » du 1er mars. Le Balai Citoyen, ainsi que la mission d’observation électorale de la société civile guinéenne « Won ma élections », se sont retirés du processus électoral depuis le 16 décembre 2019, constatant que ces pseudo-élections ne visent en réalité qu’à maintenir le dictateur Alpha Condé au pouvoir, y compris par la fraude électorale et la forfaiture. Par ailleurs, le Balai citoyen a suspendu depuis décembre sa participation au comité inter-partis et à la cellule d’appui au processus électoral, à laquelle il n’a jamais pris part.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui participe à la divulgation de ces fausses informations, démontre une fois de plus son incompétence et sa malhonnêteté. La patronne du département « accréditations » a sciemment menti, car elle ne peut ignorer que le Balai Citoyen comme « Won ma élections » se sont retirés du processus. Les partenaires de « Won ma élections » comme la fondation Osiwa et le PNUD peuvent le certifier. Sans doute la CENI cherche-t-elle à camoufler par cette manœuvre le retrait de l’OIF (organisation internationale de la francophonie) d’un processus électoral qui n’est désormais plus cautionné par personne et qu’on peut qualifier sans nul doute de véritable coup d’état.

Conakry, le 25 février 2020

Bhoye Barry pour guinee7.com

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