Le ministre d’Etat, ministre des Mines et de la Géologie, Kerfalla Yansané a présidé, vendredi, 27 octobre 2015, à Conakry, la cérémonie de signature de la Politique du contenu local de Simandou sud, a suivi l’AGP. C’était en présence de certains membres du gouvernement et des partenaires évoluant dans le secteur minier guinéen.

A l’occasion, le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail (ETFP/ET), Albert Damantang Camara, porte-parole du gouvernement, a salué l’initiative de la signature de ce document qui vient poser un cadre général sur ce fameux contenu local.

Pour le ministre de l’ETFP/ET, «la construction d’une école professionnelle à Beyla montre à suffisance l’attachement de la société Rio Tinto à la formation des Guinéens. La Guinée dispose d’un certain nombre de textes, notamment le Code minier, le Code du travail, le Code des marchés publics et le Code des investissements, prouvant également qu’il y a des règles qui existent et qui permettent à d’autres de développer des projets d’investissement privé dans le secteur minier guinéen».

De son côté, le 2eme conseiller de l’Ambassade de France en Guinée, M. Olivier  a affirmé, que «la France attache une grande importance à la Politique du Contenu local, parce que c’est l’une des conditions indispensables au développement intégré, reposant sur les ressources minières, le contenu local accompagne la mise en place de politiques de formation et de transfert de compétences qui permettent aux Guinéens d’accéder à la des emplois qualifiés et rémunérés. C’est aussi un gage de souveraineté et d’indépendance dans l’exploitation de ses ressources et de ses infrastructures stratégiques. La France soutient, à travers l’Agence Française de Développement (AFD), une stratégie analogique à cette politique en finançant à hauteur de 30 millions d’euro le secteur de la formation professionnelle en Guinée».

Pour sa part, le ministre d’Etat, ministre des Mines et de la Géologie, Kerfalla Yansané a déclaré : «je pense que ce projet Simandou est un projet bien placé pour nous permettre d’expérimenter ce contenu, car il s’agit d’un projet très important d’environ 20 milliard de dollars, lorsqu’on prend le Produit Intérieur Brute (PIB) de la Guinée qui est de l’ordre de 6 milliard de dollars, ce qui nous donne l’échelle de grandeur du projet qui dépasse trois fois le PIB. Donc, il est évident, ce projet ne peut pas se dérouler sans que les acteurs économiques guinéens n’en soient impliqués. C’est pour cela, que cette notion de contenu local concerne, non seulement les entreprises, les PME, également le personnel guinéen, il faut que les achats puissent, en partie, bénéficier au peuple guinéen, il faut que les entreprises locales puissent être impliquées dans les activités des compagnies».

AGP