Intervenant, ce matin, dans l’émission Cartes sur table sur la radio Ndimba ( 100.1 FM), le président de la NGP, Alioune Cheickna Badra Koné, s’est exprimé sur le soutien du CNRD à la junte malienne.

Pour ce jeune politicien, les nouvelles autorités guinéennes sont allées trop loin en faisant une déclaration officielle pour se désolidariser de la décision de la CEDEAO.

« Selon ma lecture politique, je pense qu’il fallait laisser ça ainsi… On n’avait pas besoin de s’afficher à aller lire un communiqué pour se désolidariser de la sanction prise par la CEDEAO contre le Mali. Ce qu’on pouvait faire, c’était de garder le silence », a-t-il déclaré.

« Le Mali, poursuit-il, a décidé juste après la sanction de fermer la frontière entre le Mali et les autres pays. Peut-être, dans la réaction du Mali, si la frontière avait été fermée de leur côté, nous, on aurait laissé notre frontière ouverte. Les Maliens allaient comprendre que la Guinée n’avait pas fermé et ça allait être remarqué à la CEDEAO aussi que la Guinée n’a pas fermé. Mais aller tenir un communiqué pour ça, cela n’a pas été politique ».

Badra Koné estime qu’il est important que les membres du CNRD aient à leurs côtés des politiques. Car selon lui, « s’ils avaient des hommes politiques à leurs côtés, on pouvait les conseiller de ne pas faire cette erreur ».

Parlant globalement de la gestion faite par le CNRD depuis sa prise du pouvoir en septembre dernier, le leader de la Nouvelle Génération Politique a fait savoir: « Le CNRD a pour mission de régler les problèmes d’un pays où les gens  étaient désespérés ; donc ce n’est pas facile de voir les lacunes. Ce qu’ils font aujourd’hui pour les gens, ce sont les meilleurs choses à faire, c’est bien. Mais ce qu’il faut aussi savoir, c’est qu’il y a beaucoup d’erreurs faites par le CNRD, notamment le débarquement de la ministre de la justice (Fatoumata Yarie Soumah), la façon n’a pas été bien. »

Pour tout dire « ils (membres du CNRD) ont besoin de comprendre les choses politiques, pour prendre des décisions politiques. Le langage militaire, il n’y a que les militaires qui le comprennent et le langage politique, il n’y a que les politiques qui le comprennent ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com